Isack Hadjar n’a pas peur de Verstappen
Isack Hadjar s’apprête à vivre un tournant majeur : le Français sera pilote titulaire Red Bull en 2026. À Abu Dhabi, il est revenu avec franchise sur l’annonce, son état d’esprit et les défis qui l’attendent. Pas de storytelling, pas de scène hollywoodienne : juste la réalité brute d’un pilote qui s’apprête à entrer dans la cour des très grands.
Un changement d’échelle pour Hadjar
La semaine d’Isack Hadjar n’a rien d’ordinaire. À 20 ans, le Français vient d’être confirmé par Red Bull pour 2026, un saut immense dans sa trajectoire. Et malgré la portée de l’instant, il garde une attitude étonnamment posée, presque méthodique.
C’est un très bon moment dans ma carrière. Toutes ces années de travail sont récompensées. Mais c’est aussi le début d’un nouveau chapitre, dans une nouvelle ère de la F1. Le timing est parfait.
Une annonce sans effet de mise en scène
Beaucoup imaginent une grande scène, un appel théâtral, une annonce digne d’un film. La réalité est totalement différente.
Il n’y a pas eu un coup de fil incroyable. C’était une discussion avec Helmut. Il m’a simplement dit que je piloterai pour Red Bull… et que je devais produire les résultats attendus.
Bref, pas de lumières, pas de fanfare : du Marko dans le plus pur style. Celui qu’on lui connaît.
Verstappen, la Red Bull et l’idée reçue à corriger
On lui demande si être aligné aux côtés d’un quadruple champion du monde constitue une pression immense. Hadjar coupe immédiatement.
Ce ne sera pas la même voiture l’an prochain. On aura la voiture que l’équipe construira. Je devrai m’y adapter, et Max aussi.
Une manière simple de rappeler que 2026 redistribue tout, même chez Red Bull.
J’ai toujours roulé dans des voitures différentes chaque année. Je pense être plutôt bon pour m’adapter. Donc je suis confiant.
Un style comparable à Verstappen ? Hadjar tempère
Des ingénieurs lui ont confié que son style serait celui qui se rapproche le plus de Verstappen dans la filière Red Bull. Il nuance tout de suite.
Max a son style, j’ai le mien. Je ne cherche pas à le copier. On a juste quelques points communs dans l’approche.
En revanche, il ne cache pas son respect pour le Néerlandais :
Après quatre titres, il a toujours la même rage. Quand ça ne va pas, il devient fou parce qu’il veut gagner. Tous les champions n’ont pas ça. Beaucoup ralentissent. Lui non. Et je ressens la même chose.
Un rêve d’enfant qui devient réel
Hadjar ne cherche pas à masquer l’importance émotionnelle du moment.
Deux choses sont incroyables : être dans une équipe championne du monde et être coéquipier de Max. J’ai grandi en regardant Vettel gagner avec Red Bull. Maintenant, je vais découvrir ce niveau-là. C’est super excitant.
Le décor est planté : il va entrer dans la catégorie la plus exigeante du sport.
