F1 2026 : règlement, moteurs, équipes, pilotes et calendrier


À l’aube d’une refonte complète de sa réglementation technique, la Formule 1 s’apprête à changer d’ère. Aérodynamique active et disparition du DRS, rôle réduit de l’effet de sol, monoplaces plus légères et plus compactes : la F1 version 2026 marque une rupture profonde.

À travers ce guide complet, découvrez les équipes, les pilotes et le calendrier de la saison 2026, ainsi qu’une analyse détaillée des nouvelles règles qui façonneront la Formule 1 de demain.


La saison F1 2026 ne sera pas une saison comme les autres en Formule 1. Nouveau règlement technique, nouvelles motorisations, disparition du DRS tel qu’on le connaît et monoplaces profondément modifiées : la discipline s’apprête à vivre l’un des plus grands bouleversements de son histoire récente.

Avant d’entrer dans le détail des évolutions techniques, il est essentiel de comprendre pourquoi la F1 a jugé nécessaire de repartir sur de nouvelles bases.



1. Pourquoi la Formule 1 change de règlement en 2026

La saison 2026 ne marque pas un simple ajustement technique, mais bien un changement de cycle pour la Formule 1. Comme en 2009, 2014 ou plus récemment en 2022, la discipline s’apprête à tourner une page importante de son histoire. Si les performances atteintes ces dernières années sont impressionnantes, elles ont aussi mis en lumière certaines limites du règlement actuel.

L’un des enjeux majeurs de cette nouvelle réglementation est d’assurer l’avenir de la Formule 1 sur le plan industriel. Les groupes propulseurs introduits en 2014 ont fait entrer la F1 dans une nouvelle dimension technologique, mais au prix d’une complexité extrême et de coûts très élevés.

En 2026, l’objectif est de conserver un haut niveau de sophistication tout en proposant un cadre plus accessible et plus attractif pour les constructeurs. L’arrivée d’Audi, le retour de Honda comme motoriste officiel et l’association entre Red Bull Powertrains et Ford témoignent de cette volonté de renouvellement.

La question environnementale occupe également une place centrale dans ce virage réglementaire. Avec l’introduction de carburants 100 % durables et une part électrique largement renforcée, la F1 entend améliorer l’efficacité énergétique de ses moteurs tout en restant fidèle à sa culture de la performance. L’enjeu n’est pas de ralentir la discipline, mais de la rendre plus cohérente avec les défis industriels actuels.

Sur le plan sportif, la FIA reconnaît aussi que le règlement en vigueur a atteint ses limites. Malgré le retour de l’effet de sol en 2022, les monoplaces sont devenues lourdes, rigides et très sensibles à leur environnement aérodynamique. Les dépassements restent complexes et la lecture des performances parfois difficile.

En réduisant le poids et les dimensions des voitures, en modifiant le rôle de l’effet de sol et en introduisant une aérodynamique active, la F1 2026 vise à redonner davantage d’importance au pilotage et à proposer un spectacle plus lisible.

Enfin, cette refonte s’inscrit dans une vision à long terme. Le règlement 2026 doit servir de socle à la Formule 1 pour la prochaine décennie. Un pari ambitieux, forcément risqué, mais nécessaire pour permettre à la discipline d’évoluer sans renier ce qui fait son ADN.

Le règlement technique 2026 ne se limite pas à quelques ajustements : il redéfinit en profondeur la conception des monoplaces, leur aérodynamique, leur motorisation hybride et la manière dont les pilotes exploiteront leur voiture en course.

Dans ce guide, nous présentons les grandes lignes de cette révolution. Mais pour entrer dans le détail des règles, de leurs implications concrètes et de leurs conséquences techniques, nous avons consacré une analyse complète à ce sujet :

Réglementation F1 2026 : tout ce qui change vraiment



2. Les moteurs F1 2026 : le cœur de la révolution

S’il ne fallait retenir qu’un seul pilier du règlement 2026, ce serait sans doute celui des moteurs. Plus encore que l’aérodynamique ou le châssis, les nouvelles unités de puissance symbolisent la rupture voulue par la FIA et la FOM. Après plus de dix ans de continuité autour du V6 hybride introduit en 2014, la Formule 1 s’apprête à profondément revoir l’équilibre entre puissance thermique et énergie électrique.

Sur le plan architectural, la F1 conservera un V6 1,6 litre turbo hybride. Mais derrière cette continuité apparente, la philosophie change radicalement. Le MGU-H, élément complexe et coûteux, disparaît totalement. À l’inverse, le MGU-K voit son rôle considérablement renforcé, devenant un acteur central de la performance globale. En 2026, la répartition de la puissance devrait être proche d’un équilibre entre thermique et électrique, une évolution majeure par rapport aux générations actuelles.

Cette montée en puissance de l’électrique modifie en profondeur la manière dont les moteurs seront exploités en piste. La gestion de l’énergie deviendra un facteur déterminant, aussi bien en qualifications qu’en course. Les pilotes devront composer avec des phases de récupération et de déploiement plus marquées, tandis que les équipes affineront leurs stratégies autour de l’utilisation optimale de la puissance électrique, notamment lors des phases d’attaque et de défense.

Autre changement fondamental : l’introduction de carburants 100 % durables. Ces e-fuels, conçus pour réduire drastiquement l’empreinte carbone, doivent permettre à la Formule 1 de conserver des moteurs thermiques performants tout en s’inscrivant dans une logique industrielle plus responsable. Là encore, l’objectif n’est pas de sacrifier la performance, mais de démontrer qu’efficacité énergétique et sport automobile de haut niveau peuvent coexister.

Ce nouveau règlement moteur a également été pensé pour attirer et sécuriser les constructeurs sur le long terme. En simplifiant certaines technologies, en réduisant les coûts et en mettant l’accent sur des enjeux industriels pertinents, la F1 2026 a réussi à convaincre de nouveaux acteurs majeurs. L’arrivée d’Audi, le retour de Honda comme motoriste officiel et l’implication de Ford aux côtés de Red Bull Powertrains témoignent de l’attractivité retrouvée de la discipline sur le plan moteur.

Reste une inconnue majeure : la hiérarchie. Comme lors de chaque grand bouleversement technique, le règlement 2026 pourrait rebattre les cartes. Certains motoristes sauront-ils mieux interpréter cette nouvelle équation entre thermique, électrique et gestion de l’énergie ?

La réponse ne viendra qu’avec les premiers tours de roues, mais une chose est sûre : en 2026, le moteur redeviendra un facteur central de différenciation en Formule 1.



3. Châssis et dimensions : des F1 plus légères et plus compactes

Au-delà des moteurs, le règlement 2026 s’attaque à un autre reproche majeur formulé ces dernières saisons : le gabarit et le poids des monoplaces. Depuis l’introduction de l’effet de sol en 2022, les Formule 1 sont devenues toujours plus longues, plus larges et plus lourdes, au point de poser de véritables questions en matière de spectacle et de pilotage.

En 2026, la FIA entend inverser cette tendance. Le poids minimum des monoplaces sera revu à la baisse, passant de 798 kg à 768 kg. Une réduction de 30 kg qui peut paraître modeste sur le papier, mais qui représente un changement significatif à ce niveau de performance. Moins de masse signifie moins d’inertie, des distances de freinage réduites et une voiture plus réactive dans les phases de changement d’appui.

Les dimensions des monoplaces évolueront également. La largeur maximale sera réduite de 2 000 mm à 1 900 mm, tandis que l’empattement maximal passera de 3 600 mm à 3 400 mm. L’objectif est clair : rendre les voitures plus compactes, plus maniables et mieux adaptées aux circuits actuels, notamment en zone urbaine ou sur les tracés plus étroits.

Ces évolutions ne répondent pas uniquement à des considérations esthétiques. Des monoplaces plus légères et plus courtes doivent permettre aux pilotes de mieux exploiter la voiture dans des situations de combat rapproché. En réduisant l’effet de « paquebot » parfois ressenti avec la génération actuelle, la F1 2026 vise à redonner davantage de spontanéité au pilotage, en particulier dans les enchaînements de virages lents et moyens.

Cette refonte du châssis s’inscrit également dans une logique de cohérence avec les autres axes du règlement. La diminution du rôle central de l’effet de sol, combinée à l’introduction d’une aérodynamique active, nécessite des voitures moins dépendantes d’une fenêtre de fonctionnement extrêmement étroite. En élargissant cette fenêtre, la FIA espère réduire les écarts de comportement entre conditions idéales et situations plus dégradées, comme le trafic ou les variations de grip.

En 2026, la Formule 1 ne cherchera donc pas seulement à être plus rapide, mais aussi plus lisible et plus agréable à piloter. Une évolution qui pourrait avoir un impact direct sur la qualité des courses, mais aussi sur la manière dont les pilotes interagissent avec leur monoplace.


4. Aérodynamique : aéro active, fin du DRS et mode Overtake

L’aérodynamique constitue l’un des axes les plus visibles et les plus débattus du règlement 2026. Après le retour de l’effet de sol en 2022, la Formule 1 a cherché à améliorer le spectacle en permettant aux monoplaces de se suivre de plus près. Si l’objectif a été partiellement atteint, cette génération de voitures a également mis en lumière de nouvelles limites, notamment en matière de comportement et de sensibilité aérodynamique.

En 2026, l’effet de sol ne disparaît pas, mais son rôle sera clairement diminué. Les monoplaces continueront de générer une partie de leur appui par le plancher, mais dans des proportions plus modérées. L’objectif est de réduire la dépendance à une fenêtre de fonctionnement extrêmement étroite, qui rend actuellement les voitures très sensibles aux variations de hauteur de caisse, au trafic ou aux changements de grip. En limitant cette dépendance, la FIA espère des monoplaces plus prévisibles et plus constantes dans leurs performances.

La grande nouveauté du règlement 2026 réside toutefois dans l’introduction d’une aérodynamique active. Les ailerons avant et arrière pourront changer de configuration en fonction des phases de course, afin de réduire la traînée en ligne droite ou d’augmenter l’appui dans les zones sinueuses. Contrairement au DRS actuel, activable uniquement dans des zones spécifiques, cette technologie sera intégrée de manière plus globale à la philosophie de la voiture.

Cette évolution entraîne logiquement la disparition du DRS dans sa forme actuelle. Jugé trop artificiel par une partie des acteurs du paddock et des fans, le DRS laisse place à un système censé favoriser des dépassements plus naturels. L’idée n’est plus d’offrir un avantage ponctuel et binaire, mais de permettre aux pilotes de mieux gérer leur niveau d’appui et leur vitesse de pointe en fonction des situations de course.

Le mode « overtake » fera partie des nouveautés majeures de la Formule 1 2026. Il s’agit d’un renfort temporaire de puissance, directement lié au système hybride et à l’énergie électrique disponible. Lorsque le pilote l’active, une quantité supplémentaire d’énergie issue du MGU-K est libérée, offrant un gain significatif d’accélération et de vitesse en ligne droite ou à la réaccélération.

Contrairement au DRS, ce n’est pas un outil purement aérodynamique mais une fonction énergétique, liée à la gestion de la batterie. Son utilisation sera strictement encadrée par la FIA, avec une durée limitée, un nombre d’activations défini et des conditions d’emploi précises selon les circuits.

En combinant un effet de sol moins dominant et une aérodynamique active, la F1 2026 cherche à faciliter les phases de combat rapproché tout en redonnant une part de contrôle au pilote. Les dépassements devraient dépendre davantage de la gestion de l’énergie, du positionnement en piste et du talent du pilote, plutôt que d’un simple déclenchement automatique.

Ce nouveau cadre aérodynamique représente néanmoins un pari. Comme à chaque évolution majeure, il faudra attendre les premières courses pour juger de son efficacité réelle. Mais une chose est certaine : en 2026, l’aérodynamique ne sera plus seulement une question d’appui maximal, mais aussi de compromis intelligent entre performance, efficacité et spectacle.


5. Quel impact sur le spectacle et les courses ?

Au-delà des chiffres et des concepts techniques, le règlement 2026 sera jugé avant tout sur un critère essentiel : la qualité du spectacle en piste. Depuis plusieurs saisons, la Formule 1 oscille entre performances impressionnantes et frustration persistante liée à la difficulté de se dépasser et de suivre une autre voiture de près.

Avec des monoplaces plus légères, plus compactes et moins dépendantes de l’effet de sol, la F1 2026 ambitionne de rendre les courses plus lisibles et plus dynamiques. La réduction de l’appui généré par le plancher, combinée à une aérodynamique active, devrait limiter la perte de performance en situation de trafic et faciliter les phases de combat rapproché, sans recourir à des artifices trop marqués, même si le mode Overtake s’apparente à un DRS dans sa finalité.

La gestion de l’énergie jouera également un rôle central dans le déroulement des courses. Avec une part électrique largement renforcée, les pilotes devront composer avec de nouvelles contraintes, notamment lors des phases d’attaque et de défense. Les dépassements ne dépendront plus uniquement de la vitesse de pointe, mais aussi de la capacité à utiliser intelligemment l’énergie disponible au bon moment. Cette dimension stratégique pourrait redonner de l’importance au pilotage et à la prise de décision en temps réel.

Le pilotage lui-même devrait évoluer. Des voitures plus légères et plus maniables offriront davantage de réactivité, notamment dans les enchaînements de virages et lors des phases de freinage. L’objectif affiché est de permettre aux pilotes d’attaquer plus librement, avec une voiture moins “verrouillée” par l’aérodynamique et plus sensible aux inputs du pilote.

Reste toutefois une part d’incertitude. Comme lors de chaque changement de réglementation majeur, les équipes chercheront à exploiter les zones grises du règlement, et les écarts de performance pourraient être importants dans un premier temps. Le spectacle dépendra donc aussi de la capacité de la FIA à ajuster rapidement le cadre réglementaire si des déséquilibres apparaissent.

En 2026, la Formule 1 ne promet pas nécessairement des courses plus spectaculaires à chaque Grand Prix, mais elle se donne les moyens de corriger certaines dérives observées ces dernières années. Un pari mesuré, qui devra être évalué sur la durée plutôt que sur quelques week-ends isolés.



6. Les équipes et les pilotes 2026

De gros changements auront lieu dans cette saison 2026 de Formule 1 outre la nouvelle réglementation technique. Deux nouvelles écuries font leur apparition : Cadillac et Audi.

La première démarre d’une feuille blanche avec une nouvelle structure, tandis que la seconde s’effectue sur la base de l’ex écurie Sauber.

Red Bull passera au moteur Ford, tout comme son écurie satellite Racing Bulls, et Aston Martin sera désormais motorisée par Honda.

Renault ne sera plus en Formule 1. Alpine passe au moteur Mercedes pour 2026.

Côté pilotes :

  • retour des deux ex retraités Valtteri Bottas et Sergio Perez chez Cadillac.
  • Arrivée d’Isack Hadjar chez Red Bull Ford aux côtés de Max Verstappen
  • Débuts en Formule 1 d’Arvid Lindblad chez Racing Bulls

Les pilotes et les équipes en détails :

McLaren – Mercedes :

L’écurie de Woking, qui a empoché les titres pilotes et constructeurs, défendra son leadership en 2026. Toujours motorisées par Mercedes, les monoplaces oranges de Norris et Piastri auront pour objectif de garder la lutte pour le championnat en interne.

  • Lando Norris : libéré par son titre de champion du monde et vêtu désormais du numéro 1, Lando pourrait franchir un nouveau palier et s’annoncer comme l’un des principaux protagonistes de la nouvelle ère de la F1.
  • Oscar Piastri a échoué dans sa quête du titre après une deuxième moitié de saison catastrophique. L’Australien assure avoir tiré des leçons de ce qui reste un échec relatif de par son manque d’expérience. Si la nouvelle McLaren est à la hauteur, il faudra probablement compter sur lui pour prendre sa revanche.

Red Bull – Ford :

C’est avec une refonte presque totale de son architecture technique et humaine que Red Bull entamera la saison 2026. Arrivée du moteur Ford et du pilote français Isack Hadjar. Départ de Christian Horner, Helmut Marko et vraisemblablement Gianpiero Lambiase, ingénieur historique de Max Verstappen. Un « reset » risqué et audacieux. Ce sera quitte ou double pour l’équipe autrichienne. Verstappen n’hésitera pas à partir vers d’autres cieux en cas d’échec.

  • Max Verstappen : celui qui est – à peu près tout le monde s’accorde là-dessus – le meilleur pilote actuel donnera tout, et même plus, comme depuis ses débuts. Il saisira chaque opportunité et maximisera les performances de sa RB-22, quelque soit ses qualités. Plus qu’un client, évidemment.
  • Isack Hadjar : s’il y avait un bon moment pour affronter Max Verstappen, c’est bien lors de cette année 2026 avec le nouveau règlement et la nécessité pour Red Bull de préparer l’après Verstappen. Hadjar, au sortir d’une magnifique première saison, aura la mission incroyablement difficile de supporter la comparaison avec le quadruple champion du monde. On ne lui demandera pas de le battre régulièrement mais de dérouler des week-end solides et de réduire l’écart en qualification avec le Néerlandais.

Mercedes :

L’introduction des F1 à effet de sol à été préjudiciable aux flèches d’argent qui ont perdu de leur superbe depuis 2022. Tout le monde repart à zéro en 2026 et ce pourrait être l’occasion pour Mercedes de reprendre du mordant et par la même occasion sa place d’écurie dominatrice.

  • George Russell : il fut souvent le « meilleur des autres » durant la saison passée et voudra sans nul doute franchir ce cap en 2026. Le titre doit être son objectif. Il a la vitesse et la carrure. Il lui manque une monoplace lui permettant de le faire. La nouvelle Mercedes sera peut-être celle-là …
  • Kimi Antonelli : après des débuts difficile, le très jeune pilote italien a entrepris une reprise en mains en fin de saison, se hissant au niveau de son équipier et le devançant même à plusieurs reprises. Il est peut-être encore un peu tendre mais devrait monter en puissance en 2026. Première victoire en ligne de mire ?

Ferrari :

S’il y avait un titre de déception de l’année, nul doute que Ferrari l’aurait glané sans concurrence. Entre une monoplace capricieuse, un Lewis Hamilton en difficultés et un président un peu trop bavard, la Scuderia a semblé se désunir complètement la saison passée. Le travail fourni sur la monoplace devra porter ses fruits en 2026. Il en va de la réputation des rouges, et accessoirement, probablement, du maintien de Lewis Hamilton dans la catégorie reine.

  • Charles Leclerc : le Monégasque qui s’est battu comme un beau diable pendant toute l’année, faisant preuve d’une grande résilience, répondra présent si la nouvelle Ferrari SF-26 est à la hauteur. Dans le cas contraire, rien ne dit que Charles n’ira pas voir ailleurs.
  • Lewis Hamilton : le septuple champion du monde dont la cote n’a jamais été aussi basse, s’apprête à disputer la saison la plus importante de sa carrière. S’il réussit avec Ferrari le passage au nouveau règlement, il pourrait retrouver sa forme et les sommets. Un huitième titre avec Ferrari en point de mire ?

Williams – Mercedes :

Passée de la 9ème à la 5ème place au championnat du monde des constructeurs l’an passé, l’écurie Williams est peut-être celle qui a le plus progressé. L’arrivée de Carlos Sainz, très en verve dans la deuxième moitié de saison n’y est peut-être pas étrangère. On sent l’équipe de Grove capable de poursuivre sa remontée vers les sommets. Tout dépendra de sa capacité à s’adapter au nouveau règlement technique de la FIA en 2026. Reverra t-on une Williams sur la plus haute marche du podium comme à la bonne époque ? Pas impossible.

  • Carlos Sainz : il aura fallu au pilote espagnol un petit temps d’adaptation en 2025 avant de s’exprimer pleinement mais une fois lancé, il fut inarrêtable, montant même sur le podium au Qatar. Son passage chez Ferrari, où tout le monde le voyait dans l’ombre de Leclerc, s’est soldée par plusieurs victoires et un duel très serré entre les deux pilotes Ferrari. Il est l’homme de la situation pour Williams et pourrait bien accompagner la mythique écurie vers les sommets dès 2025.
  • Alexander Albon : d’abord très solide en début de saison 2025, le Thaïlandais s’est progressivement fait éclipser par un Sainz sur orbite. Il faudra du travail et beaucoup de maestria pour redresser la barre en 2026. Carlos n’est pas Latifi ou Sargeant et Alex va devoir se cracher dans les mains pour ne pas prendre définitivement l’ombre de l’Espagnol.

Racing Bulls – Ford :

Racing Bulls a parfaitement joué son rôle d’écurie formatrice en 2025 en mettant notamment Isack Hadjar sous les feux des projecteurs. Ce dernier a effectué une saison impressionnante, grimpant sur son premier podium, tandis que Lawson, plus irrégulier, a réalisé quelques très belles courses ici et là. 2026 verra l’arrivée d’un pilote débutant avec Lindblad qui devra être aiguillé par Liam Lawson.

  • Liam Lawson : le Néo Zélandais, très prometteur lorsqu’il avait remplacé Daniel Ricciardo fin 2023 est un peu rentré dans le rang depuis, sans démériter pour autant. Une promotion un peu rapide chez Red Bull l’an passé ne l’a pas définitivement noyé. Il a su se reprendre chez Racing Bulls mais a quelque peu manqué de régularité. Il aura pour mission de guider son jeune équipier Lindblad l’an prochain mais devra tenir son rôle de pilier sous peine de subir les affres d’une galaxie Red Bull peu encline à faire preuve de patience face à ses pilotes.
  • Arvid Lindblad : ce jeune pilote de 18 ans qui a terminé 6ème du championnat fera équipe avec Liam Lawson. Ses EL1 à Mexico furent très convaincants mais il devra être rapidement au niveau de son équipier s’il veut se maintenir dans la catégorie reine. La patience n’est pas la plus grande qualité de Red Bull et il sera rapidement mis sur le banc de touche s’il ne répond pas aux attentes de l’équipe. Il a tout à prouver, après un parcours bon mais pas éblouissant dans les catégories inférieures.

Haas – Ferrari :

Haas a reculé d’une place au championnat des constructeurs la saison passée mais a réalisé une saison tout à fait honorable, avec quelques belles performances à mettre au crédit d’Esteban Ocon et, particulièrement d’Ollie Bearman, qui est monté en puissance au cours de la saison. 2026 sera tributaire en partie du nouveau bloc Ferrari et de la capacité de l’équipe à négocier le virage effectué par les nouvelles normes techniques.

  • Ollie Bearman : le jeune pilote britannique a brillé l’an dernier. Après un bon début de saison, il a littéralement explosé lors des derniers Grand Prix, rivalisant parfois avec les top teams et s’affichant de plus en plus comme un futur grand. L’année 2026 pourrait être celle de la confirmation si la Haas se montre à la hauteur.
  • Esteban Ocon : saison contrastée pour le Français qui a bien démarré son championnat. Des entrées en Q3 et quelques courses solides, avant de connaître des problèmes avec le comportement de sa voiture à la mi-saison. La tâche ne sera pas aisée face au prodige Bearman cette année mais il semblait avoir trouvé le remède à tous ses maux à Abu Dhabi. Il lui faudra ne pas perdre pied par rapport à son équipier s’il veut maintenir sa place dans l’équipe.

Aston Martin – Honda

C’est une étape cruciale qu’Aston Martin s’apprête à franchir. Adrian Newey, désormais aux rênes de l’équipe s’est concentré à 100% sur la conception de la monoplace 2026, désormais motorisée par Honda. Connaissant le talent de l’ingénieur britannique, il n’est pas interdit de penser que la grosse surprise de la saison sera là. Aston Martin nous feront-ils le coup de Brawn GP en 2019 ?

  • Fernando Alonso : l’Espagnol est décidément increvable. A bientôt 45 ans, il est toujours affamé et rarement pris en défaut. Peu d’erreurs et une pointe de vitesse qui, si elle a probablement un peu diminué, est toujours là. On sent le pilote d’Oviedo toujours capable d’aller chercher un titre mondial si son matériel le lui permet. 2026 sera t-elle l’année du troisième titre pour Alonso ? Il est permis d’y rêver.
  • Lance Stroll : 10ème saison en Formule 1 pour le Canadien qui n’a jamais vraiment convaincu mais dont la place sera assurée tant qu’il aura encore la volonté de rouler. Pilote au profil étrange, Lance est capable de coups d’éclats sporadiques au milieu de performances médiocres. Sera-t-il capable de hausser son niveau de jeu si la monoplace 2026 est à la hauteur des espoirs placés en elle ? Peu probable si l’on en juge par le parcours du fils de Lawrence Stroll, mais ne sait-on jamais.

Alpine – Mercedes :

Auteur d’une dernière saison calamiteuse avec un moteur Renault en bout de course et une monoplace particulièrement pointue, Alpine sera désormais motorisée par Mercedes et cela pourrait tout changer. 2025 se voulait une année de transition pour l’équipe française, qui s’est rapidement entièrement tournée vers 2026. A-t-on les moyens de faire un vrai bond en avant à Viry-Châtillon ? Réponse en mars prochain

  • Pierre Gasly : Pierre a marqué la totalité des points de l’équipe l’an dernier et semble être le fer de lance chez les bleus. Il n’a jamais baissé les bras en 2025 malgré les difficultés et a su saisir les quelques opportunités qui se présentaient à lui quand la guigne le lâchait un peu. Avec un moteur Mercedes dans le dos, le bilant comptable pourrait être bien plus étoffé en 2026 à condition que la monoplace soit cette fois plus saine.
  • Franco Colapinto : sans avoir jamais vraiment impressionné après avoir remplacé au pied levé Jack Doohan en début de saison, le pilote argentin n’a pas pour autant démérité. Il a parfois devancé son équipier Gasly. Mais lorsque la monoplace permettait de s’extraire du fond de la grille, c’est bien le Français qui se mettait en évidence. Il lui faudra donc démontrer plus de choses en 2026, surtout si l’Alpine permet de viser les points régulièrement.

Audi :

Nouvelle venue dans la liste des engagés 2026, Audi ne démarre pas d’une feuille blanche puisqu’elle s’est construite sur les cendres de l’équipe Sauber, et garde une base relativement solide, notamment du côté des pilotes avec un binôme complémentaire qui a bien fonctionné en 2025. De faux débuts, donc, en quelques sortes, si ce n’est du côté moteur avec un bloc Audi. C’est sans doute là que se situe le plus gros défi.

  • Nico Hülkenberg : la réputation de celui qu’on appelle Hulk n’est plus à faire. Celui qui est monté sur son premier podium en Formule 1 n’a jamais semblé aussi fort. Solide, opportuniste et toujours très rapide, Nico est probablement le pilote taillé pour le défi Audi. Il apporte ses excellents retours technique et sa capacité à saisir les opportunités en course.
  • Gabriel Bortoleto : le jeune pilote brésilien a effectué une excellente première saison, après avoir un peu plafonné en début de championnat. Il fait jeu égal avec son très coté équipier en qualifications, mais a commis quelques grosses erreurs en course, largement excusables pour un rookie. Il semble bien parti pour monter en puissance en 2026 et Hülkenberg aura probablement fort à faire pour garder le leadership chez Audi.

Cadillac – Ferrari :

C’est la seule véritable équipe débutante de l’année puisqu’elle démarre d’une feuille blanche, contrairement à Audi. Motorisée par Ferrari avant d’introduire, vraisemblablement en 2027, son propre bloc moteur, la marque américaine se lance en Formule 1 avec des ambitions mesurées à court terme. La tâche s’annonce ardue, même si le duo de l’équipe, composé des deux ex retraités Valtteri Bottas et Sergio Perez, dispose de l’expérience et des qualités pour l’aider à progresser.

  • Valtteri Bottas : Le Finlandais lâché par Sauber fin 2024 est revanchard. Il veut prouver que son départ forcé était injuste et tentera de faire oublier une dernière saison vierge de points. Le défi ne s’annonce pas facile au sein d’une équipe entièrement neuve. Nul doute que son expérience de vainqueur de Grand Prix sera très précieuse à Cadillac.
  • Sergio Perez : on ne pensait pas revoir Sergio Perez fin 2024 après une difficile saison chez Red Bull. Le Mexicain a vu sa cote remontée après les performances décevantes de Liam Lawson et Yuki Tsunoda en cours de saison passée. Sergio devra cela dit se battre avec son équipier pour rester au-delà de 2026 car, dans l’ombre, Colton Herta attend son heure en 2027, après une saison de préparation en F2.

7. Les circuits 2026

Chamboulement dans le calendrier F1 avec l’arrivée du Grand Prix de Madrid au programme de la saison 2026. Un circuit en ville que nous découvrirons en septembre. Autre changement : la disposition des formats Sprint.

Désormais, les courses Sprint, toujours au nombre de 6, se dérouleront à Shangaï, mais aussi à Miami, au Canada, en Grande Bretagne aux Pays-Bas et enfin à Singapour. Une répartition très différent de l’année passée.

Voir le calendrier intégral du championnat 2026 de Formule 1