Hamilton au fond du trou
A l’issue de la Q1, Lewis Hamilton avait la mine déconfite. Une vingtième et dernière place inexplicable et un record personnel peu enviable : pour la première fois de sa carrière, Lewis se qualifie dernier « à la régulière« . Un naufrage qui tombe bien mal, quelques jours après les déclarations incendiaires de John Elkann, PDG de Ferrari peu inspiré, qui reprochait aux pilotes de parler trop dans les médias et de ne pas se concentrer sur le pilotage.
Des qualifications sous la pluie qui tournent au cauchemar
Lewis pointait timidement du doigt les drapeaux jaunes, mais concède qu’il n’avait pas de rythme sur la piste humide de Las Vegas. Près de trois secondes le séparaient de son équipier Leclerc à l’issue de cette première phase des qualifications. Un gouffre à ce niveau.
C’est d’autant plus rageant pour le septuple champion du monde qu’il était très à l’aise en EL3 quelques heures auparavant, sur piste sèche.
La voiture marchait super bien en EL3. J’étais vraiment excité qu’on ait enfin une bonne journée. Je pensais réellement qu’on allait faire du bon boulot
Les défauts structurels et récurrents de la Ferrari sous la pluie semblent être la cause de tous ses maux. La monoplace de la Scuderia peine à mettre ses pneus en température sous la pluie et cela nuit nettement à son comportement.
Je n’ai tout simplement pas réussi à faire monter les pneus en température. J’avais beaucoup de sous-virage et je pense qu’un de mes freins avant avait un problème car j’avais vraiment du mal à freiner dans les virages.
Le pilote Ferrari essaye d’y croire pour demain mais admet que ce sera difficile. La mission sera effectivement compliquée demain, en s’élançant 20ème.
C’est évidemment horrible, ce n’est pas agréable. Cette année est définitivement la plus dure. On va essayer demain, on a une très bonne voiture, mais ça va être vraiment difficile depuis la dernière place.
Lewis Hamilton touche le fond à la veille de la course de Las Vegas, mais à y regarder de plus près, le tableau n’est peut-être pas si sombre.
Des raisons de maintenir le cap
Il était très rapide en EL3, sur le sec, et se disait très à l’aise avec sa monture. Preuve qu’il la comprend de mieux en mieux et que son travail acharné paie.
La saison 2025 touche bientôt à sa fin et l’année 2026 sera celle de l’espoir. La nouvelle réglementation nivellera équipes et pilotes et, surtout, elle mettra fin à l’effet de sol, spécificité technique avec laquelle Lewis est mal à l’aise, et cela date de 2022.
Un peu à l’image de Daniel Ricciardo qui avait perdu subitement de sa superbe, Hamilton a perdu de sa vista depuis l’introduction de ces voitures plaquées à l’asphalte.
La « remontada » demain à Las Vegas ?
Mais en attendant, il y a un Grand Prix à disputer demain, une remontada à faire.
On l’a vu s’effondrer, mais on l’a vu se relever cent fois. Demain, depuis la 20ème place, Hamilton n’a qu’une mission : transformer l’humiliation en revanche. Et avec le rythme qu’il avait sur le sec, impossible d’exclure une immense remontada.
Max Verstappen a démontré à Interlagos que tout était possible, même en s’élançant derrière la meute.
