Hamilton bientôt remplacé par Bearman ?
Ollie Bearman continue d’impressionner. Après Mexico et Interlagos, le Britannique s’impose comme l’une des grandes révélations de la saison et, peut-être, le futur visage de la Scuderia Ferrari. Dans un contexte tendu autour de Lewis Hamilton et des déclarations de John Elkann, les lignes bougent déjà à Maranello.
Bearman, la révélation qui monte en puissance
Après une quatrième place à Mexico, Ollie Bearman a confirmé son statut de révélation de l’année à Interlagos, au terme d’un nouveau week-end passé sous les feux des projecteurs.
Celui qui avait remplacé Carlos Sainz l’an dernier chez Ferrari s’affirme désormais comme l’un des candidats naturels au futur baquet de la Scuderia. Course après course, Bearman s’installe comme une des stars de demain…
Une domination nette face à Ocon
À Interlagos, le Britannique a une nouvelle fois impressionné. Nettement supérieur à son expérimenté équipier Esteban Ocon, pourtant loin d’être un adversaire facile, il continue de monter en puissance au fil de la saison.
Avec quatre arrivées consécutives dans les points, dont une superbe quatrième place à Mexico, il a naturellement alimenté les rumeurs le liant à Ferrari.
La situation Hamilton relance les spéculations
Ces rumeurs sont renforcées par la période délicate traversée par Lewis Hamilton. Certains imaginent déjà un retrait du septuple champion du monde à court ou moyen terme, ouvrant potentiellement la voie à Bearman.
Ralf Schumacher déclarait récemment, en réaction aux propos controversés de John Elkann :
« Elkann ne peut plus justifier ces 60 millions par an pour un pilote qui commet des erreurs et n’est plus aussi rapide.«
« Et je vois un jeune prodige chez Haas qui ne coûterait qu’une fraction du salaire de Hamilton. »
Hamilton en perte de vitesse ?
Plusieurs éléments nourrissent l’idée que Lewis Hamilton n’est plus exactement le pilote qu’il était. D’abord, il faut reconnaître que son niveau a commencé à baisser avant même son arrivée chez Ferrari. Que ce soit en 2022 ou en 2024, il a été régulièrement dominé par George Russell, parfois même largement. Le contraste avec le Hamilton ultra-décisif des grandes années — celui du “hammer time” capable de renverser une course en quelques tours — est frappant.
Le titre perdu en 2021 a également laissé des traces. Il avait fait le plus dur, il contrôlait ce dernier Grand Prix d’Abou Dhabi, et une décision contestée dans les derniers instants a fini par offrir le championnat à Max Verstappen. Beaucoup estiment que ce moment a profondément marqué Hamilton, au point d’éroder une partie de sa confiance et de son insouciance au volant.
Il y a aussi la question de l’âge. Hamilton approche désormais les 41 ans, un âge où les réflexes, la régularité et la capacité à exploiter chaque détail commencent naturellement à décliner. Alonso est un contre-exemple, certes exceptionnel, mais l’histoire de la F1 est remplie de champions (Raikkonen, Mansell, Schumacher…) dont la fin de carrière a été nettement moins étincelante passé 40 ans.
Enfin, un élément technique ne peut pas être ignoré : l’arrivée des monoplaces à effet de sol en 2022. Leur comportement très particulier a déjà mis d’autres pilotes en difficulté, à commencer par Daniel Ricciardo. Hamilton n’a jamais caché qu’il n’aimait pas cette génération de voitures, et il n’est pas absurde d’imaginer qu’elles aient contribué à son déclin progressif.
Le lien entre cette nouvelle réglementation et sa perte de performance est en tout cas frappant.
Le traumatisme de 2021 et le poids des années
Le titre perdu en 2021 a clairement marqué Hamilton. Il avait fait le plus dur, mais une décision contestée dans les derniers tours du Grand Prix d’Abou Dhabi a offert la couronne à Max Verstappen, pourtant dominé ce jour-là.
L’âge joue aussi un rôle : s’il existe des exceptions comme Alonso, d’autres champions comme Raikkonen, Mansell ou Schumacher ont montré que le temps finit par peser sur les performances.
L’effet de sol : le vrai problème ?
L’introduction des monoplaces à effet de sol en 2022 a également coïncidé avec une baisse de niveau. Hamilton a toujours exprimé son aversion pour ces voitures, rappelant le cas Daniel Ricciardo, fortement en difficulté avec cette génération de monoplaces.
2026 : renaissance ou crépuscule ?
2026 pourrait rebattre les cartes. La disparition de l’effet de sol pourrait soit relancer sa dynamique, soit confirmer un déclin déjà perceptible. Les premiers Grands Prix de la saison seront décisifs : soit Hamilton retrouve sa vista, soit la spirale négative se prolonge et une retraite serait difficile à éviter.
Un véritable quitte-ou-double, très attendu par ses fans comme par ses détracteurs.
Bearman en embuscade
Dans ce contexte, Bearman pourrait profiter du moindre faux-pas. Si Hamilton devait continuer à peiner, une opportunité en cours de saison n’est pas à exclure.
Leclerc agacé mais déterminé
Charles Leclerc, également concerné par les propos de John Elkann, a montré quelques signes d’agacement, ce qui a alimenté de nouvelles rumeurs autour de son avenir. Le Monégasque a toutefois tenu à clarifier la situation :
« Je veux gagner avec Ferrari et je resterai aussi longtemps que je croirai en ce projet. Et j’y crois.«
Un climat tendu chez Ferrari
Le feuilleton Ferrari est particulièrement agité depuis plusieurs semaines et pourrait encore se durcir au fil de la saison prochaine. Les déclarations maladroites de John Elkann n’aident en rien, et les éventuels mouvements chez les pilotes de la Scuderia sont au cœur de nombreuses discussions.
