McLaren se tire une balle dans le pied au Qatar après une erreur incompréhensible
Au Qatar, McLaren a totalement ruiné la course d’Oscar Piastri et de Lando Norris en ne les appelant pas au stand sous Safety Car. Une décision difficilement explicable, immédiatement coûteuse, et que Zak Brown comme Andrea Stella admettent désormais comme une erreur majeure.
Une décision incompréhensible sous Safety Car
Après seulement sept tours, la voiture de sécurité entre en piste. Le reste du peloton plonge instantanément dans la voie des stands, profitant d’un arrêt gratuit. McLaren, elle, laisse Piastri et Norris en piste. Le scénario idéal se transforme en handicap immédiat.
Les deux pilotes avaient du rythme, du potentiel et une position solide, mais la stratégie les condamne dès cet instant. Aucun des deux ne pourra revenir dans la lutte pour les premières positions.
Zak Brown assume un choix raté
Le PDG de McLaren, Zak Brown, ne cherche pas d’excuse et reconnaît l’erreur de son équipe.
On a pris la mauvaise décision, on se sent mal pour Oscar et Lando. Oscar a été impeccable tout le week-end et on l’a laissé tomber. On gagne et on perd en tant qu’équipe, mais ce n’est pas un bon moment.
Brown admet notamment que la lecture du moment était fausse.
Notre évaluation sur la Safety Car à ce moment était incorrecte. On ne peut rien faire maintenant. On est toujours en tête, mais Oscar a laissé des points sur la table et il faudra faire au mieux à Abu Dhabi.
Interrogé sur l’absence de réaction face au choix de Red Bull de faire rentrer Verstappen — ce qui aurait pu inspirer l’arrêt de Norris — Brown confesse une rigidité interne mal placée.
On ne voulait pas changer ce qu’on avait décidé de faire avant la course. C’était dangereux de décider autrement et de le faire rentrer. Mais ce qu’on avait évalué n’a pas fonctionné en notre faveur. On va devoir faire un gros câlin à Lando et Oscar car on les a laissé tomber ce week-end.
Andrea Stella tente d’expliquer la logique… avant de reconnaître l’erreur
Le directeur de l’équipe, Andrea Stella, détaille les raisons derrière la décision. McLaren craignait un mauvais placement en sortant des stands, malgré le fait que Red Bull avait, elle, jugé l’arrêt comme optimal.
La réflexion était que le trafic soit un problème, mais ça n’a pas été un élément car tout le monde a décidé de s’arrêter. Et quand tout le monde décide de le faire, ça rend le fait de s’arrêter comme étant la bonne décision.
L’Italien évoque ensuite la volonté de conserver de la flexibilité pour la suite, dans l’espoir d’une autre Safety Car.
On voulait garder de la flexibilité en course en cas d’autre voiture de sécurité, ce qui nous aurait aidé, mais il n’y en a pas eu d’autre. Il aurait fallu s’arrêter au tour 7, ce que nous n’avons pas fait et nous allons devoir revoir cela.
Un discours difficile à défendre
La logique avancée par McLaren laisse perplexe. Après sept tours, la course s’orientait clairement vers une stratégie en trois relais, parfaitement réalisable et conforme aux limites imposées par Pirelli et la FIA. L’équipe a pourtant choisi de ne pas suivre un mouvement pourtant évident dans le peloton.
Stella essaie toutefois de voir des éléments positifs.
D’un côté, nous sommes déçus car il y a une hémorragie de points sur les deux dernières courses et nos pilotes font de très bonnes performances. En tant qu’équipe, nous devons relever le niveau pour aider nos pilotes à capitaliser sur leurs bonnes performances.
Mais d’un autre côté, on essaie de regarder vers l’avant, de continuer à nous battre, de rester confiants, d’utiliser toutes les informations sur ce que nous faisons pour exécuter un week-end parfait. C’est encore dans nos mains, mais ça demandera un meilleur travail que ce qu’on a fait jusqu’ici
McLaren devra se reprendre lors de la dernière manche le week-end prochain et livrer un déroulement solide. Une nouvelle erreur pourrait être fatale face à un Verstappen aux aguets.
