F1 : la domination de Mercedes remise en question après Suzuka
Certes, le Grand Prix du Japon a consacré Kimi Antonelli. Certes, le pilote italien a signé la pole position devant son équipier. Certes, malgré un départ raté, il s’impose avec un matelas confortable. Mais en y regardant de plus près, l’hégémonie des Flèches d’Argent fut-elle réellement indiscutable à Suzuka ?
Comme souvent en Formule 1, il y a les chiffres bruts… et une réalité parfois plus nuancée.
Une victoire nette, mais à relativiser
Kimi Antonelli a brillamment remporté son deuxième Grand Prix consécutif, et c’est indiscutable. Mais plusieurs éléments incitent à nuancer le bilan de cette troisième manche de la saison 2026.
L’impact décisif de la Safety Car
Premier point à souligner : l’incidence de la Safety Car. Elle a permis à Antonelli, qui prolongeait son relais, de limiter le temps perdu lors de son arrêt au stand et de se replacer idéalement pour la victoire, qu’il est ensuite allé chercher avec autorité.
Des Mercedes en difficulté dans le trafic
Jusque-là, la course des Mercedes était pourtant loin d’être maîtrisée. Le départ raté les a placées dans une situation délicate, et tant George Russell que Kimi Antonelli ont éprouvé des difficultés à dépasser, voire à suivre les McLaren et les Ferrari selon les phases de course.
Une performance trompeuse
La W17 a semblé performante en air propre, comme l’illustre le meilleur tour en course d’Antonelli. Mais cela ne doit pas masquer une réalité plus contrastée : la supériorité de la monoplace était loin d’être évidente sur l’ensemble du Grand Prix, George Russell ne parvenant même pas à monter sur le podium.
Un premier signal d’alerte
C’est d’ailleurs la première fois de la saison qu’une des deux Mercedes échoue hors du podium. Le tracé de Suzuka est particulier, et la gestion de l’énergie y a semblé différente des deux premières courses. Mais les difficultés rencontrées par Russell, incapable de contenir les Ferrari et les McLaren en qualifications puis seulement quatrième à l’arrivée, peuvent faire office de signal d’alerte.
Une hiérarchie moins figée ?
McLaren et Ferrari paraissent désormais en mesure de rivaliser plus clairement avec Mercedes. Cela reste à confirmer à Miami, où chaque équipe devrait apporter des évolutions.
On commence ainsi à envisager que les Flèches d’Argent ne soient plus systématiquement les voitures à battre. Choses presque impensable il y a encore deux semaines.
Un championnat encore ouvert
Par ailleurs, la nouvelle réglementation technique représente un défi tel qu’un bouleversement plus marqué de la hiérarchie reste tout à fait envisageable à court ou moyen terme.
Un retour de Red Bull au premier plan à Miami ? Une montée en puissance de Ferrari ? Une confirmation de McLaren ? Autant de scénarios qui paraissaient audacieux après Melbourne, mais qui semblent aujourd’hui bien plus crédibles après Suzuka.
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