Le classement final du championnat F1 2025 avec le barème 1991/2002
Entre 1991 et 2002, la Formule 1 utilisait un barème beaucoup plus strict que celui d’aujourd’hui. Seuls six pilotes marquaient des points et aucune course Sprint n’existait encore, ce qui change totalement la lecture des statistiques modernes. Voici comment ce système modifierait le classement du championnat 2025.
Ancien barème F1: seuls six pilotes marquaient des points
Le barème appliqué au championnat du monde était simple et sévère. Seuls les six premiers inscrivaient des points, selon la grille suivante :
- 1er : 10 points
- 2ème : 6 points
- 3ème : 4 points
- 4ème : 3 points
- 5ème : 2 points
- 6ème : 1 point.
Baréme F1 actuel : un système plus généreux
- 1er : 25 points
- 2ème : 18 points
- 3ème : 15 points
- 4ème : 12 points
- 5ème : 10 points
- 6ème : 8 points
- 7ème : 6 points
- 8ème : 4 points
- 9ème : 2 points
- 10ème : 1 point
Ce nouveau barème :
- valorise la constance,
- réduit l’impact d’un abandon,
- récompense les pilotes du midfield,
- accompagne l’augmentation du nombre de courses (24 en 2025).
Avec les Sprints, le volume total de points distribués sur une saison est aujourd’hui sans commune mesure avec celui des années 90.
En appliquant l’ancien barème, en mettant donc de côté les résultats des course Sprint, voici à quoi ressemblerait le classement final du championnat du monde F1 2025 :
| Position | Pilote | Points |
|---|---|---|
| 1 | Lando Norris | 136 pts |
| 2 | Max Verstappen | 133 pts |
| 3 | Oscar Piastri | 128 pts |
| 4 | George Russell | 77 pts |
| 5 | Charles Leclerc | 54 pts |
| 6 | Kimi Antonelli | 29 pts |
| 7 | Lewis Hamilton | 19 pts |
| 8 | Carlos Sainz | 10 pts |
| 9 | Alexander Albon | 9 pts |
| 10 | Isack Hadjar | 6 pts |
| 10 ex æquo | Nico Hülkenberg | 6 pts |
| 12 | Oliver Bearman | 5 pts |
| 13 | Liam Lawson | 3 pts |
| 13 ex æquo | Fernando Alonso | 3 pts |
| 15 | Esteban Ocon | 2 pts |
| 16 | Lance Stroll | 1 pt |
| 16 ex æquo | Pierre Gasly | 1 pt |
| 16 ex æquo | Gabriel Bortoleto | 1 pt |
| 16 ex æquo | Yuki Tsunoda | 1 pt |
En appliquant strictement l’ancien barème aux résultats du championnat 2025, la hiérarchie générale évoluerait finalement assez peu, mais les écarts seraient très différents :
- Norris resterait en tête du championnat.
- Piastri et Verstappen seraient séparés de seulement 3 points, l’équivalent d’une quatrième place.
- Hamilton, actuellement 6e devant Antonelli, passerait derrière son jeune coéquipier. Sa victroire dans la course Sprint, pas comptabilisée dans ce barème, joue beaucoup.
- Fernando Alonso perdrait deux positions au classement.
Pour le reste du plateau, l’impact serait brutal :
Stroll, Gasly, Tsunoda ou Bortoleto n’auraient chacun qu’un seul point, illustrant la difficulté pour les équipes plus modestes de s’immiscer dans le top 6 avec une telle règle.
Une hiérarchie stable mais des écarts transformés
L’ancien système compressait fortement les écarts : seules les rares arrivées dans le top 6 comptaient vraiment. Les pilotes réguliers du midfield perdaient énormément de valeur comptable, tandis qu’un podium ou une victoire pesait beaucoup plus lourd.
La hiérarchie pure ne change pas radicalement, mais la dynamique du championnat n’a rien à voir. La moindre course manquée pouvait ruiner une saison, et une victoire rattrapait pratiquement deux abandons.
Pourquoi l’ancien barème F1 fausse les comparaisons statistiques d’aujourd’hui
Comparer les statistiques modernes à celles des années 90 n’a aucun sens absolu. À l’époque :
- il y avait moins de 17 courses par saison,
- la fiabilité était beaucoup plus faible,
- la moitié du plateau abandonnait régulièrement,
- et seuls six pilotes marquaient des points.
Aujourd’hui :
- plus de 20 Grands Prix,
- des Sprints,
- une fiabilité exceptionnelle,
- 10 pilotes récompensés à chaque course,
- et un total de points distribués beaucoup plus élevé.
Les chiffres bruts ont perdu de leur cohérence.
Seule la hiérarchie relative garde une vraie valeur sportive.
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