Quelle hiérarchie se dégage des essais de Bahreïn ?
La première session d’essais à Bahreïn vient de se terminer et c’est Mercedes qui conclut avec le meilleur chrono absolu. Les deux meilleurs chronos, même, puisque Kimi Antonelli et George Russell font un doublé. Un doublé qui rappelle la glorieuse époque de Mercedes. Impossible de ne pas y penser à l’aube d’un changement majeur de réglementation technique. Mais quelle hiérarchie se dégage plus concrètement ?
Le retour de l’ère Mercedes ?
Mercedes est, sur la base des éléments dont on dispose, la mieux placée actuellement dans l’optique du début de la saison 2026. De nombreux tours couverts, tant à Barcelone qu’à Bahreïn, des chronos généralement en haut du classement, sans sembler forcer : tous les compteurs sont au vert pour la marque à l’étoile. Certes, Antonelli est resté cloué à son stand durant toute la matinée hier et a rencontré un autre souci technique lors de la dernière journée, mais ce n’est pas suffisant pour ne pas désigner Mercedes comme favorite.
Ferrari, Red Bull, McLaren : en embuscade ?
Derrière Mercedes, la hiérarchie est plus complexe à lire, entre Ferrari, Red Bull et McLaren. Les trois écuries se sont montrées, au cours des essais, à leur avantage, à tour de rôle. La Scuderia garde même le meilleur temps absolu de la semaine à Barcelone, grâce à Lewis Hamilton. Lando Norris et Oscar Piastri se sont mis en évidence eux aussi, et Max Verstappen a accompli de longs relais très convaincants pour Red Bull, avec un moteur pourtant tout neuf et développé en interne.
On aurait tendance à placer ces 3 écuries plus ou moins au même niveau, avec un avantage léger à Red Bull car l’écurie autrichienne avance masquée, mais personne n’est dupe : elle reste une menace immédiate.
Un autre trio, un peu plus loin
Ensuite, Haas F1, Racing Bulls et Alpine, à un palier plus bas, semblent elles aussi, approximativement dans le même panier. Toutes les trois ont fait montre d’une fiabilité remarquable et ont su taquiner un peu le chronomètre à l’occasion. Esteban Ocon et Pierre Gasly se sont montrés enthousiastes concernant leurs écuries respectives. Quant à Liam Lawson, pas de gloriole, mais une satisfaction avouée.
Audi et Williams : destinées différentes, mais même combat ?
Audi, dont la première semaine à Barcelone fut compliquée, notamment sur le plan de la fiabilité, pourrait se situer quelque part entre le groupe Haas/Racing Bulls/Alpine, et Williams. Les monoplaces de Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoleto n’ont pas paru complètement perdues sur la piste de Bahreïn.
Williams, arrivée très en retard pour ses premiers essais, faisant l’impasse sur la semaine de Barcelone, a semblé rattraper un peu le temps perdu et se retrouvait dans le ventre mou du peloton. Pas de gros problèmes majeurs à signaler, mais le retard pris durant l’hiver est généralement difficile à combler.
Aston Martin : un fiasco malgré Newey ?
Nous n’aimons pas jouer l’oiseau de mauvaise augure mais la situation d’Aston Martin est alarmante. Passé l’effet de surprise dû aux lignes agressives et radicales de la nouvelle AMR26, place a été faite à une énorme déception, au vu des chronos catastrophiques réalisés par Fernando Alonso et Lance Stroll.
Pire, les propos du Canadien, qui évoque un retard de plus de 4 secondes à combler et une voiture qui ne fonctionne pas du tout. Fernando Alonso aurait jeté ses gants de colère après sa journée d’essais à Bahreïn.
Une situation critique, incomparable à celle de Cadillac, dont les monoplaces ont affiché un rythme bien loin des premiers, mais qui effectue ses grands débuts en Formule 1, et a besoin de temps pour apprendre et se développer.
