Esteban Ocon : « J’ai l’impression d’être un rookie »
Chez Haas, la journée a offert un contraste frappant qui dépasse largement un simple écart de chronos. Si Oliver Bearman continue d’enchaîner les signes positifs, Esteban Ocon, lui, semble s’enfoncer dans une dynamique extrêmement préoccupante.
Un manque de roulage qui n’explique pas tout
Privé d’EL1, le Français a récupéré une VF-25 incapable de lui offrir le moindre point d’appui technique ou mental. Encore et toujours des problèmes de freinage pour Esteban.
Cette absence de roulage matinal n’explique pas tout. Ce qui inquiète davantage, ce sont les mots du pilote lui-même, lucides et brutaux :
“J’ai l’impression d’être un rookie qui n’a jamais roulé en Formule 1. Beaucoup d’instabilité… c’est impossible de rouler avec la voiture. C’est complètement ingérable depuis plusieurs courses. On est juste très lents.”
Un style de pilotage incompatible avec sa monoplace
Et ce sentiment s’installe depuis plusieurs courses déjà. Ocon ne parle plus d’ajustements, mais de “quelque chose d’ingérable”.
Cela fait maintenant depuis la mi-saison qu’Esteban éprouve les plus grandes difficultés avec son système de freinage. Lorsqu’un pilote explique qu’il ne sait plus comment conduire la voiture, la question n’est plus de savoir comment optimiser l’exploitation de la monoplace, mais plutôt de comprendre comment une équipe peut laisser son pilote dériver si loin d’une zone de confiance.
Deux salles, 2 ambiances, chez Haas
Ce constat est d’autant plus violent qu’en face, Bearman vit son meilleur moment en Formule 1. Enthousiaste à la radio, parlant d’une voiture « incroyable », le Britannique a confirmé de bonnes sensations :
“Lors du premier tour j’ai senti que la voiture voulait aller vite, les écarts sont très serrés, il faudra tout optimiser demain.”
On parle pourtant de la même voiture. Quelque chose a décroché du côté d’Ocon et Haas n’en maîtrise vraisemblablement pas l’origine.
Pendant ce temps, Hirakawa signait une séance d’EL1 maîtrisée, finissant en tête des rookies. Il a affiché un bon rythme et montré que la VF-25 est pilotable.
Sauver 2025 et se tourner vers 2026 ?
On touche à un point délicat qui réside dans la correspondance entre un style de pilotage, celui d’Ocon en l’occurrence, et les caractéristiques d’une monoplace. On a cependant vu sur l’ensemble de la saison qu’Ocon était plus à l’aise en course et capable de remontées depuis le fond de la grille.
Il aura à cœur d’apporter son dernier écot à son équipe et pourra ensuite se tourner vers 2026 ou tout le monde repartira d’une feuille blanche avec la nouvelle réglementation technique.
Il y a donc des raisons d’être optimiste pour Haas-F1 et Esteban Ocon.
