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Carlos Sainz : un podium éblouissant avec Williams


L’énorme bourde stratégique et la victoire de Verstappen ont un peu éclipsé le podium de Carlos Sainz. Et pourtant, l’Espagnol a livré l’un de ses meilleurs week-ends chez Williams, décrochant une 3ème place inespérée sur un tracé où l’équipe ne s’attendait pas à exister. Retour sur une performance construite, méthode après méthode.


Williams n’attendait rien du Qatar

Avec un circuit défavorable et une voiture instable dans les longues courbes rapides, on attendait rien ou pas grand chose des Williams, habituellement peu à l’aise sur ce type de tracé. D’autant plus que l’équipe de Grove a une fâcheuse tendance traditionnelle à l’inconstance. Ils étaient peu nombreux, parmi les bookmakers, à parier sur un podium du grand Carlos.


Beaucoup de travail en amont

Les premiers essais libres ont confirmé ce que les outils de simulation laissaient entrevoir. La voiture était méconnaissable : cohérente, stable, compétitive. Sainz s’est rapidement retrouvé aux avant-postes, alternant les premières places, signe qu’un cap avait été franchi.

Pour être honnête, dès le début des essais, la voiture était bien meilleure que prévu, bien plus compétitive. 

Le Sprint avait révélé une forte dégradation à l’avant. Williams a réagi dans la nuit : modifications avant les qualifications, ajustements supplémentaires avant la course, et une FW47 enfin capable de tenir le rythme, même face à Antonelli ou Norris.

D’où sortent ces performances ? La question a été posée au principal intéressé et celui-ci suggère le travail de préparation. en amont du Grand Prix du Qatar.

Je ne sais pas. Je pense que c’est évidemment dû en partie – ou principalement – au travail acharné que tout le monde a fourni pour essayer de préparer cette course après le week-end très difficile que nous avons eu à Budapest. 

L’équipe semble être parvenue à gommer les principales faiblesses de la FW-47, à savoir les longues courbes à moyenne vitesse.

C’est ce genre de longues courbes à vitesse moyenne où nous semblons toujours être en difficultés. Nous avons élaboré un plan avec l’équipe pour essayer différentes choses dans le simulateur et à l’usine afin d’essayer de faire fonctionner la voiture pour ce type de piste.


Un dimanche exécuté à la perfection

Du départ aux arrêts, en passant par la gestion des pneus et des écarts, tout a roulé pour Williams. Sainz a profité d’un départ solide, d’une stratégie lisible et d’une régularité rare. Le travail accumulé en coulisses s’est converti en podium.

Sainz le répète : pour transformer une voiture, il faut du temps, des essais, des erreurs, et une équipe prête à tester des solutions parfois radicales. Pas de secrets, seulement du travail et de la compréhension.


Un podium plus beau que celui de Bakou ?

À Bakou, Sainz avait goûté au soulagement. Au Qatar, c’est autre chose : la fierté d’avoir construit un résultat, pas de l’avoir attrapé au vol. Une réussite collective qui marque un tournant dans la saison de Williams.

Je pense que c’est le jour où je suis le plus fier chez Williams. Et c’est peut-être à Bakou que j’étais le plus heureux , parce que j’obtenais mon premier podium pour l’équipe.

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