Top / Flop GP d’Australie 2026 : Mercedes domine, Aston Martin sombre
Le Grand Prix d’Australie 2026 vient tout juste de se terminer et il a réservé son lot de surprises et de déceptions. L’introduction de la nouvelle réglementation technique a tenu ses promesses sur le plan du spectacle et de la redistribution des cartes. Les pilotes, eux, ont été moins enthousiastes vis-à-vis du pilotage contre-intuitif de ces nouvelles monoplaces. Qui s’en est le mieux sorti ? Qui a mal négocié le virage radical emprunté ? État des lieux avec un top/flop du Grand Prix.
Les « Top »
Mercedes, évidemment, même si cela devenait prévisible au vu des essais de Bahreïn en février. Les deux Flèches d’argent concluent le week-end australien sur un doublé sans contestation possible. L’écart s’est certes réduit avec Ferrari entre les qualifications et la course, mais la mainmise sur le Grand Prix est restée chez les gris. La saison s’annonce belle pour George Russell et Kimi Antonelli, même si la Scuderia ne compte pas rester les bras croisés.
Ollie Bearman, qui amène sa Haas à la septième place au terme du Grand Prix et domine son équipier Esteban Ocon, sur fond de polémique. Le jeune Britannique, auteur d’une première saison phénoménale l’année passée, confirme d’entrée de jeu un talent particulier, s’en sortant particulièrement bien dans le nouveau défi que représentent les nouvelles monoplaces.
Arvid Lindblad, seul rookie sur la grille de départ cette année, a impressionné pour ses débuts. Le pilote Racing Bulls accédait en Q3 pour ses premières qualifications et confirmait le lendemain en course avec une probante 8e place. Pendant la course, il a certes été un peu trop agressif mais a su résister brillamment à Max Verstappen, pourtant chez Red Bull, pendant plusieurs tours. Un caractère et un talent évidents !
Lewis Hamilton. Certes, il termine derrière Charles Leclerc, mais au terme d’une fin de course tonitruante durant laquelle il se rapprochait à quelques dixièmes du Monégasque. Le septuple champion du monde a affiché tout au long du week-end un bon rythme et un moral au beau fixe. Vraisemblablement à l’aise dans la SF-26, l’hypothèse d’une victoire et, qui sait, d’un 8e titre mondial, reprend du sens. Un sens perdu l’année passée après une saison en enfer.
Isack Hadjar aura largement réussi son entrée chez Red Bull. Travaillant méthodiquement et construisant intelligemment son week-end, le pilote français décrochait une superbe 3e place sur la grille, derrière les intouchables Flèches d’Argent. Après un bon début de course, c’est l’unité de puissance qui décidera finalement de sceller son sort. Une déception, mais le rythme affiché par Hadjar du vendredi au dimanche est de très bonne augure pour le reste de la saison.
Les « Flop »
Oscar Piastri arrivait à Melbourne l’esprit revanchard et bien décidé à prendre le titre à son équipier Lando Norris. S’il était plus rapide que le Britannique tout le week-end, une bévue monumentale lors du tour de mise en grille le contraignait à suivre le Grand Prix depuis le garage McLaren. Une belle occasion manquée qui pourrait coûter cher en fin de saison, surtout si McLaren reprend du poil de la bête.
Aston Martin. C’était à prévoir, mais l’équipe menée par Adrian Newey a touché le fond à Melbourne. À un rythme catastrophique et une fiabilité aléatoire se sont ajoutés des problèmes de vibrations pesant sur la santé des pilotes. Après avoir peu roulé durant tout le week-end, les deux AMR26 ont logiquement été contraintes à l’abandon, faute de pièces de rechange pour la batterie. Fernando Alonso aura quand même réussi à occuper la 10e place en début de course après un départ canon, mais c’est un bien maigre lot de consolation pour Aston Martin, qui a du pain sur la planche pour le reste de la saison.
Alpine. Certes, Pierre Gasly termine finalement dans les points mais le rythme de l’Alpine A526 en qualifications reste inquiétant. 14ème et 16ème places pour Gasly et Colapinto, après de bons essais hivernaux à Bahreïn, c’est une désillusion pour l’écurie de Viry-Châtillon. Pierre Gasly se montrait d’ailleurs particulièrement déçu et faisait état d’un grand nombre de problèmes à régler pour se hisser à l’avant du peloton.
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