Bilan et notes de la saison 2025 équipe par équipe
La saison 2025 vient de s’achever sur la consécration de Lando Norris. Le pilote McLaren décroche son premier titre mondial après sept saisons dans la catégorie reine, au terme d’une saison âprement disputée face à Max Verstappen et Oscar Piastri
Un championnat aux trajectoires individuelles diverses au gré de l’évolution de la saison. Voici les notes de la rédaction, pilotes par pilotes, pour cette saison 2025. Une évaluation à valeur évidemment toute subjective.
McLaren Mercedes :
- Lando Norris – 18/20 : forcément, Lando Norris reste le grand vainqueur de cette saison 2025. Certes il disposait, avec la McLaren MCL-39 d’une arme redoutable mais il a su, après une première moitié de saison en dents de scie reprendre l’ascendant sur son équipier Piastri pendant que celui-ci déclinait. Une remise dans les rails salvatrice avec le titre de champion du monde au bout. Un titre que Lando devra défendre, vêtu du numero 1 !
- Oscar Piastri – 16,5/20 : Oscar réalisait un parcours brillant et sans fautes jusqu’au fameux Grand Prix d’Italie et la consigne en sa défaveur. Un passage à vide bien trop long entre Monza et Las Vegas, avec des sorties de pistes, des accrochages et un rythme en deçà de celui de Norris ne lui ont pas permis d’aller chercher le titre, lui qui menait pourtant avec une confortable avance après le Grand Prix des Pays-Bas. Il s’est cependant bien repris en fin de saison, mais trop tard.
Red Bull – Honda :
- Max Verstappen – 20/20 : Le Néerlandais a encore fait preuve, si besoin était, d’un talent hors-normes et d’une faculté à ne jamais commettre d’erreur. Le quadruple champion du monde est probablement le pilote de l’année, après une remontada exceptionnelle, puisqu’il accusait un retard de plus de 100 points sur Oscar Piastri, alors leader du championnat à Zandvoort. Un compétiteur qui excelle en toutes circonstances et qui ne lâche jamais rien.
- Yuki Tsunoda – 13/20 : le pilote japonais s’est vu proposer l’opportunité de rejoindre Red Bull deux premiers Grand Prix difficiles de Liam Lawson, finalement rétrogradé chez Racing Bulls en lieu et place de Yuki. Un remplacement d’abord prometteur puis des performances et des résultats en chute libre ont eu raison de sa place pour 2026, d’autant plus qu’Isack Hadjar, très en pointe dans l’écurie-sœur, frappait déjà à la porte de l’écurie autrichienne. Tsunoda n’aura pas convaincu et n’aura pas été d’une grande aide pour Verstappen dans sa quête du titre.
- Liam Lawson – NC : Liam Lawson, bien rapidement promu chez Red Bull pour 2026 après 2 saisons incomplètes, n’aura guère eu le temps de prendre ses marques. Il sera rétrogradé chez Racing Bulls après seulement deux courses, dont une sur le mouillé. Une victime de la politique drastique de gestion des pilotes dans la galaxie Red Bull.
Mercedes :
- George Russell – 17,5 : George réussit une belle saison avec l’écurie allemande, allant chercher deux victoires, comme l’an dernier, au volant d’une Mercedes brillant par son inconstance. Le Britannique n’a pas raté les occasions qui se présentaient à lui pour sa récolte de points. Il a par ailleurs nettement dominé son jeune équipier Antonelli et a parfaitement tenu son rôle de pilier de l’écurie allemande avec une jolie quatrième place finale derrière les trois ténors du championnat.
- Kimi Antonelli – 15,5/20 : difficiles débuts pour Kimi Antonelli qui a souffert pendant les 3/4 de la saison. Notamment face à son équipier Russell qui l’a rapidement mis sous l’éteignoir. Le jeune italien s’est souvent signalé par des courses brouillonnes, des sorties de piste et des accrochages. Il s’est cela dit magnifiquement repris dans le dernier quart de la saison, se permettant de surclasser à plusieurs reprises son très coté équipier. Prometteur pour 2026 !
Ferrari :
- Charles Leclerc – 17,5/20 : Leclerc aura été le pilier de Ferrari, cette année. Jouissant de sa connaissance parfaite des lieux et de sa mécanique, le Monégasque a tout donné et a probablement maximisé sa saison, en terminant en montant à cinq reprises sur le podium au milieu d’une saison noire pour Ferrari. Charles a plusieurs fois montré un certain agacement face à une monoplace imprévisible et parfois très lente. Sa patience sera t-elle récompensée l’an prochain ?
- Lewis Hamilton 14/20 – C’était le transfert phare de cette saison 2025 et il aura tourné au fiasco. Habitué à un environnement et à une mécanique très différents chez Mercedes durant plus de 10 ans, le septuple champion du monde a éprouvé les pires difficultés à tirer la quintessence d’une SF-25 complètement ratée. Cela avait pourtant bien commencé avec une victoire dans la course Sprint à Shangaï puis … plus rien. On n’avait jamais vu Lewis aussi démoralisé au cours de ce qui est sa première saison en F1 vierge de victoires et même de podiums. L’année 2026, avec la nouvelle réglementation et notamment la quasi disparition des F1 à effet de sol pourrait être celle du renouveau. Ce sera quitte ou double.
Williams-Mercedes
- Carlos Sainz – 16/20 : le pilote espagnol, limogé au début de la saison dernière malgré de bonnes performances a mis un certain temps avant de s’adapter à son nouvel environnement. Un début de saison un peu chaotique, avec quelques bonnes performances alternant des moins bonnes et des erreurs ici et là. D’abord dominé par son équipier Alex Albon, il a, à partir de Bakou, nettement distancé le Thaïlandais avec, en point d’orgue, une superbe troisième place au Qatar. Carlos marquait ainsi 48 des 51 points marqués par Williams sur les huit derniers Grand Prix.
- Alexander Albon – 16/20 : celui qui portait l’équipe à bout de bras ces dernières années, avec des équipiers moins capés il est vrai, avait bien démarré sa saison avec huit arrivées dans les points à mi championnat. La deuxième moitié de l’année a vu une inversion de vapeur entre les deux pilotes de l’écurie de Grove, et il a subi la loi de Carlos Sainz qui l’a dominé sèchement dans le dernier tiers du calendrier. Il reste cependant devant l’Espagnol au classement, grâce à son début de saison en fanfare.
Racing Bulls – Honda
- Isack Hadjar – 17/20 : excellents débuts en Formule 1 pour Isack qui entamait pourtant bien mal son championnat avec une sortie de piste dans le tour de formation du premier Grand Prix de la saison à Melbourne. La reprise en main fut immédiate et le pilote Français marquait régulièrement des points. Il montait même sur son premier podium aux Pays-Bas. Peu épargné par les soucis techniques, le Parisien aurait légitimement pu accrocher le top 10 du championnat du monde. L’occasion de se mettre en évidence l’an prochain chez Red Bull ?
- Liam Lawson – 15,5/20 : celui qui avait bien mal entamé son championnat, au volant de la deuxième Red Bull s’est racheté chez Racing Bulls en se remettant sur les rails. Après quelques Grand Prix d’adaptation, le Néo Zélandais a réussi quelques belles performances en qualifications et en course, comme à Bakou où il attrape une superbe 5ème place après s’être élancé 3ème. Il lui a manqué plus de régularité et un comportement en piste plus propre. Il sera propulsé leader de l’équipe l’an prochain face au débutant Lindblad et devra justifier la confiance placée en lui par Racing Bulls. Pas le droit à l’erreur.
Aston Martin – Mercedes
- Fernando Alonso – 17/20 : à bientôt 45 ans, le double champion du monde se maintient toujours à un très haut niveau. Il l’a encore démontré cette année en apportant à Aston Martin ses plus gros résultats. Commettant toujours aussi peu d’erreurs et saisissant les opportunités lorsque la malchance et des erreurs stratégiques de son team ne le faisaient pas – trop souvent – plonger. Il inflige à son équipier Lance Stroll un douloureux 24/0 en qualifications. Même Verstappen n’a pas réussi ce score. Avec une monoplace conçue par Adrian Newey, 2026 marquera t-il le retour au sommet du pilote d’Oviedo ?
- Lance Stroll – 13/20 : bon pilote, parfois capable de sursauts soudain d’orgueil, Lance Stroll a accompli une nouvelle saison à l’image de sa carrière, c’est à dire globalement très moyenne, mais ponctuée par quelques excellentes performances en course. Lance a semblé, là encore comme à l’accoutumée, parfois absent et a affiché une posture nonchalante tout au long du championnat. Le Canadien, fils du patron, est en CDI chez Aston Martin, mais peut-être faudra-t-il un jour remettre en question ce statut, alors que des jeunes pilotes prometteurs frappent à la porte.
Haas-Ferrari
- Ollie Bearman – 17,5/20 : ayant disputé brillamment ses 3 premiers Grand Prix l’an dernier en tant qu’intérimaire chez Ferrari puis Haas en remplacement respectivement de Carlos Sainz et Kevin Magnussen, le jeune britannique a éclaté à la face des observateurs, réalisant une bonne première moitié de saison avant d’exploser littéralement lors des dernières manches, enchaînant les entrées en Q3 et les points. Sa 4ème place à Mexico, ou il s’offrait le luxe de tenir tête avec brio à Max Verstappen lui-même et aux pilotes Mercedes, reste l’un des monuments de sa saison. Il fait peu de doutes que le petit Ollie (par l’âge mais pas par la taille) deviendra grand !
- Esteban Ocon – 15/20 : Esteban, transfuge d’Alpine, débutait bien sa saison avec de solides performances, notamment plusieurs entrées en Q3 et une superbe cinquième place finale à Shangaï. Hélas, le Français fléchissait à mi-saison avec une voiture évoluant dans la direction contraire de son style de pilotage. Il finissait par trouver la solution à ses problèmes à Abu-Dhabi, qu’il terminait 7ème, devançant son équipier, mais l’ensemble de la saison se sera déroulé dans l’ombre du prodige Bearman, habitué aux coups d’éclats.
Kick Sauber – Ferrari
- Nico Hülkenberg – 17/20 : 2025 devait être une année de la transition vers Audi et pas une récolte fructueuse, pour les derniers tours de roue de l’écurie suisse. Contre toute attente, il n’en sera rien. Il n’en faudra pas plus à Nico Hülkenberg qui trouvait là l’occasion de signer un magnifique premier podium en F1 sous la pluie de Silverstone. L’Allemand a su mettre toute son expérience au service de l’équipe et lui a octroyé 51 des 70 points marqués. Un peu irrégulier en qualifications, il s’est montré à la hauteur de son rôle de leader en course.
- Gabriel Bortoleto – 15,5/20 : débuts compliqués pour Gabriel, qui a eu besoin de bonne poignée de Grand Prix avant de dévoiler un talent évident, et une belle pointe de vitesse, qui lui a permis de devancer plus souvent qu’à son tour l’expérimenté et très véloce Hülkenberg. Il lui aura manqué un peu de constance et de sagesse. Ses sorties de piste en fin de saison ont coûté cher à Sauber. Cependant très prometteur en vue de 2026, le Brésilien risque bien de donner du fil à retordre à son équipier.
Alpine – Renault :
- Pierre Gasly – 15/20 : après une saison 2024 prometteuse pour le pilote Français, il fallait composer cette année avec une monoplace très inconstante et parfois larguée. Pierre et son équipier auront à plusieurs reprises squatté la dernière ligne de la grille de départ. Et si la fin de la saison lui a permis de raviver un peu la flamme Renault avec notamment trois entrées en Q3 consécutives à Interlagos, Las Vegas et Losail, cela ne sera pas suffisant pour en tirer du positif. Gasly n’aura en tout cas jamais baissé les bras et Alpine lui doit l’intégralité de ses points marqués au championnat.
- Franco Colapinto – 13/20 : catapulté deuxième pilote Alpine par Flavio Briatore en remplacement d’un Jack Doohan pourtant pas ridicule, Franco Colapinto n’a pas impressionné grand monde cette année, mais n’a pas pour autant démérité, rivalisant souvent avec Pierre Gasly, le devançant même occasionnellement. Il n’a en revanche pas répondu présent lorsque l’Alpine affichait un potentiel intéressant et n’a pas inscrit le moindre point quand son équipier en inscrivait 22, certes avec quelques Grand Prix supplémentaires au compteur. Il faudra convaincre en 2026. L’Argentin en a probablement les moyens.
Classement final du championnat du monde 2025 :
| Position | Pilote | Points |
|---|---|---|
| 1 | Lando Norris (McLaren) | 423 |
| 2 | Max Verstappen (Red Bull) | 421 |
| 3 | Oscar Piastri (McLaren) | 410 |
| 4 | George Russell (Mercedes) | 319 |
| 5 | Charles Leclerc (Ferrari) | 242 |
| 6 | Lewis Hamilton (Ferrari) | 156 |
| 7 | Kimi Antonelli (Mercedes) | 150 |
| 8 | Alexander Albon (Williams) | 73 |
| 9 | Carlos Sainz (Williams) | 64 |
| 10 | Fernando Alonso (Aston Martin) | 56 |
| 11 | Nico Hülkenberg (Sauber) | 51 |
| 12 | Isack Hadjar (Racing Bulls) | 51 |
| 13 | Oliver Bearman (Haas) | 41 |
| 14 | Liam Lawson (Racing Bulls) | 38 |
| 15 | Esteban Ocon (Haas) | 38 |
| 16 | Lance Stroll (Aston Martin) | 33 |
| 17 | Yuki Tsunoda (Red Bull) | 33 |
| 18 | Pierre Gasly (Alpine) | 22 |
| 19 | Gabriel Bortoleto (Sauber) | 19 |
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