Oscar Piastri : l’heure de la revanche ?
Oscar Piastri a terminé troisième du championnat du monde de Formule 1 2025. Longtemps en tête, avec une avance culminant à 34 points sur Lando Norris et 104 sur Max Verstappen au soir du Grand Prix des Pays-Bas, son capital a fondu comme neige au soleil en deuxième moitié de saison. Un passage à vide inexplicable qui a réduit à néant tous ses espoirs d’être sacré. L’objectif pour 2026 est clair : reprendre le titre à son équipier Lando Norris. A-t-il les armes pour y parvenir ?
La chute vertigineuse après Monza
Disposant d’un matelas conséquent sur ses deux rivaux au championnat, Norris et Verstappen, Oscar Piastri a dû laisser passer son équipier sur ordre de l’équipe à Monza. Une consigne due à une erreur de l’équipe lors du pit stop du futur champion du monde, mais qui a eu du mal à passer, de l’aveu même de Piastri après la course.
Et c’est à partir de là que la chute de l’Australien a démarré. Crash dans les premiers virages du Grand Prix suivant, à Bakou, accrochage au départ du Sprint à Austin, sortie en Sprint au Brésil et accrochage au départ du Grand Prix : beaucoup d’erreurs et un rythme à des années-lumière de celui de son équipier.
Piastri marquait 42 points entre Bakou et Las Vegas contre 97 pour son équipier et 136 pour Verstappen.
Une reprise en mains inespérée intervenait à partir du Qatar, où le pilote australien ratait la victoire à cause d’une erreur stratégique de McLaren mais dominait le Grand Prix en rythme pur. Un réveil bien trop tardif pour espérer remporter le championnat.
Au cours de la saison, Piastri a à plusieurs reprises sous-entendu ne pas disposer des mêmes chances que son équipier Norris, sans toutefois s’expliquer de façon claire, mais suffisamment pour éveiller les soupçons.
Oscar Piastri : (Presque) plus rien à prouver
Oscar Piastri a déjà démontré qu’il avait l’étoffe d’un pilote de premier plan. Sa vitesse sur un tour, sa lecture stratégique des courses et son calme en radio l’ont rapidement installé parmi les références de la grille. Il ne s’agit plus d’un espoir prometteur, mais d’un pilote capable de gagner.
Pourtant, le talent brut ne suffit pas en Formule 1. Ce qui sépare un vainqueur occasionnel d’un prétendant au titre, c’est la régularité. Et c’est précisément sur ce terrain que Piastri doit franchir un cap.
Corriger les détails qui coûtent cher
La saison passée a laissé entrevoir quelques fragilités : des qualifications parfois trop justes, des départs moins incisifs que ceux de ses rivaux directs en deuxième moitié de saison.
Rien d’alarmant, mais à ce niveau, le moindre détail devient décisif. Une ligne trop large en Q3, un tour de chauffe mal optimisé, une gestion pneumatique légèrement approximative… et la victoire s’échappe.
S’il veut s’imposer durablement, Piastri devra transformer ces marges d’amélioration en points forts.
Un duel interne déterminant
Dans une équipe ambitieuse, la hiérarchie interne se construit à la performance. Pour viser plus haut, Piastri devra s’imposer face à Lando Norris, non pas ponctuellement, mais sur la durée.
C’est souvent dans ces batailles internes que se forgent les champions. La capacité à élever son niveau quand la pression monte, à répondre immédiatement à une contre-performance, à ne jamais laisser l’ascendant psychologique s’installer.
La saison à venir pourrait bien être celle où il cesse d’être “le jeune talent” pour devenir un véritable leader. S’il affiche son niveau du début de saison passée et que la McLaren est à la hauteur des attentes, le titre pourrait être un objectif réaliste.
L’année charnière
Oscar Piastri arrive précisément à ce moment de bascule. L’expérience est là, la vitesse aussi. Reste à savoir s’il saura convertir cette maturité naissante en constance et en autorité.
Face à Lando Norris, le duel interne sera passionnant à suivre en 2026. Quant aux autres, Impossible à l’heure actuelle de prédire quelque ligne sur les forces en présence 2026.
L’heure de la revanche a-t-elle sonné pour Oscar Piastri ?
