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Ricciardo entre regrets et désillusions : le récit d’une carrière inachevée


Daniel Ricciardo fait partie de ces pilotes dont la carrière laisse une question en suspens. Très en pointe lors de ses années chez Red Bull, la carrière du pilote australien a progressivement décliné chez McLaren et Racing Bulls. Une seule, mais immense : et s’il était resté chez Red Bull ?



Brillant dès 2014 en dominant Sebastian Vettel, l’Australien semblait promis à jouer le titre. Mais l’ascension de Max Verstappen et une dynamique interne de plus en plus déséquilibrée l’ont poussé à quitter l’équipe fin 2018.

Avec le recul, le doute est toujours là.

Et si j’étais resté chez Red Bull ? Impossible de répondre, je n’en sais absolument rien ….

Un choix qu’il assume, sans vraiment le trancher. Ricciardo pensant à l’époque que la cohabitation avec Verstappen n’aurait pas fonctionné.

Il y avait une part d’émotion… mais aussi des raisons qui me faisaient penser que ça ne fonctionnerait pas.

Lucide, il évoque l’hypothèse dans laquelle il aurait été totalement dominé par le pilote néerlandais et aurait peut-être dû stopper sa carrière plus tôt que prévu.

Il y a aussi une possibilité où Max m’aurait totalement dominé… et peut-être que ma carrière se serait terminée encore plus tôt.

Car face à Verstappen, la marge est mince, Ricciardo ne se défile pas.

Je ne peux pas nier que Max est… Max.

Contrairement à ce qui a pu être avancé à l’époque, l’Australien réfute toute fuite.

Je ne pense pas que je fuyais le combat. J’étais surtout inquiet de la dynamique dans l’équipe.


Une réalité bien plus dure qu’il n’y paraît

Au-delà de ce tournant, Ricciardo met surtout des mots sur une vérité rarement exprimée en Formule 1 : la difficulté permanente.

“Les gens voient les bons côtés… mais il y a beaucoup de moments difficiles.”

Dans un sport où tout n’est pas maîtrisable, la frustration est là …

“Il y a beaucoup de jours où tant de choses échappent à votre contrôle.”

Même avec huit victoires en plus de 250 Grands Prix, le constat est brutal.

“C’est un taux de réussite assez faible, il faut être honnête.”

D’après l’ancien pilote Racing Bulls, La norme, en F1, ce n’est pas gagner. C’est échouer.

“Les très bons moments sont rares… mais c’est aussi ce qui les rend plus intenses.”

Et quand tout s’aligne, le sentiment est unique.

“C’est comme un super pouvoir pendant un moment.”

Une carrière qui s’est achevée à Singapour en 2024, après un dernier passage chez Racing Bulls, sans jamais retrouver totalement son niveau.

Au final, Ricciardo résume presque malgré lui ce qu’est la Formule 1 : un sport où même les plus talentueux passent bien souvent plus de temps à perdre… qu’à gagner.


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