Au secours, le bateau Red Bull coule
L’entrée dans la nouvelle ère de la Formule 1 est pour le moins douloureuse pour Red Bull. Après trois Grands Prix, l’écurie autrichienne pointe à la 6ème place du championnat du monde des constructeurs avec 16 petits points.
A des problèmes de tenue de route s’ajoutent des difficultés avec la gestion de l’énergie et un Max Verstappen désabusé par la nouvelle réglementation technique. Ce n’est pas encore le naufrage mais combien de temps le bateau Red Bull va-t-il encore naviguer ?
Quels sont les problèmes de Red Bull en 2026 ?
Une instabilité chronique de la RB22 a été plusieurs fois évoquée. Max Verstappen et Isack Hadjar en ont souvent fait état. La voiture est décrite comme imprévisible et difficile à piloter, parfois même inconduisible.
Au soir de Suzuka, les mines étaient défaites chez Red Bull et le problème semble profond, d’autant qu’au sein de l’écurie, on peine à comprendre le comportement de la monoplace.
Alors que l’on pouvait s’attendre à quelques difficultés du côté du moteur, Red Bull produisant désormais son bloc propulseur avec l’aide de Ford, c’est principalement du côté du châssis que le bât blesse, même si les abandons de Hadjar en Australie et de Verstappen en Chine sont bien liés à l’unité de puissance.
Autre problème récurrent : la gestion de l’énergie et de la batterie. Après le tour de formation, les Red Bull arrivent parfois sur la grille avec une batterie fortement déchargée et perdent ainsi plusieurs places dès les premiers tours. Isack Hadjar s’en est notamment plaint à Suzuka, et ce n’est pas un cas isolé.
À quoi s’attendre pour Red Bull sur le reste de la saison 2026 ?
Red Bull n’est plus l’une des quatre grandes équipes en ce début de saison. Verstappen n’a même pas accédé à la Q3 lors des qualifications du dernier Grand Prix au Japon, tandis qu’Isack Hadjar y parvenait tant bien que mal avant de perdre toute chance au départ.
Il est difficile d’imaginer Verstappen ou Hadjar venir titiller Mercedes, Ferrari et McLaren à Miami, à moins d’avoir trouvé une solution technique miracle en quelques semaines.
Le podium est-il possible pour Verstappen ou Hadjar dans les courses à venir ?
Cela reste peu probable, mais pas impossible à la faveur de circonstances de course particulières.
Un départ de Verstappen à craindre ?
Max Verstappen, pilier de l’équipe, ne semble plus s’amuser du tout avec les nouvelles monoplaces. Est-ce seulement la réglementation ou les performances très décevantes de la monoplace jouent-elles aussi un rôle dans ce désamour ?
Le quadruple champion du monde n’apparaît plus aussi impliqué. Se donne-t-il toujours à fond ? Impossible à dire, mais son langage corporel et ses propos ne jouent pas en faveur de cette hypothèse.
Nonchalant, ironique, parfois même sarcastique, le Néerlandais donne l’impression d’être contraint de participer au championnat 2026.
Ses piges en GT3 ne sont pas faites pour rassurer, puisqu’il semble y trouver ce qu’il ne retrouve plus en Formule 1.
Laurent Mekies et ses troupes ont donc du travail, ces prochaines semaines, pour redresser la barre. La tâche s’annonce ardue et Pierre Waché, concepteur de la RB22 pourrait bien en faire les frais.
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