Formule E

E-Prix de Berlin 2026 (Course 2) : victoire stratégique de Mitch Evans


Mitch Evans a remporté ce dimanche la deuxième course de l’E-Prix de Berlin 2026 au terme d’une prestation stratégique magistrale. Parti loin sur la grille après avoir volontairement préservé ses pneus en qualifications, le pilote Jaguar a signé une remontée spectaculaire pour s’imposer devant Oliver Rowland et Pascal Wehrlein,qui reprend la tête du championnat.

Bon résultat d’ensemble côté tricolore avec Norman Nato 5ème et Jean-Eric Vergne 8ème.


Résultat de l’E-Prix de Berlin 2026 – Course 2

POS PILOTE ÉQUIPE ÉCART
1Mitch EvansJaguar TCS RacingLeader
2Oliver RowlandNissan Formula E Team+0.822
3Pascal WehrleinPorsche Formula E Team+1.111
4Sébastien BuemiEnvision Racing+1.639
5Norman NatoNissan Formula E Team+4.424
6Jake DennisAndretti Formula E+5.940
7Edoardo MortaraMahindra Racing+6.325
8Jean-Éric VergneCitroën Racing+7.604
9Felipe DrugovichAndretti Formula E+8.491
10Joel ErikssonEnvision Racing+8.965
11Taylor BarnardDS Penske+10.216
12Pepe MartíCUPRA KIRO+11.712
13Nico MüllerPorsche Formula E Team+12.747
14Dan TicktumCUPRA KIRO+13.212
15Maximilian GüntherDS Penske+14.774
16Lucas Di GrassiLOLA Yamaha ABT Formula E Team+14.583
17Zane MaloneyLOLA Yamaha ABT Formula E Team+15.342
18António Félix Da CostaJaguar TCS Racing+36.559
19Nick CassidyCitroën RacingAbandon
20Nyck De VriesMahindra RacingAbandon

Résumé de l’E-Prix de Berlin 2026 Course 2

Au terme d’une course particulièrement mouvementée et stratégique, c’est finalement Mitch Evans qui s’est imposé lors de la deuxième manche de l’E-Prix de Berlin 2026. Le pilote Jaguar a signé une remontée spectaculaire après avoir fait le pari d’économiser ses pneus en qualifications, acceptant de partir loin sur la grille afin de disposer d’un avantage stratégique en course. Un choix payant, puisque le Néo-Zélandais pointait encore en dernière position au premier tour avant de remonter progressivement pour décrocher la victoire.

Le début de course avait pourtant souri à Taylor Barnard, auteur d’un envol parfait pour conserver les commandes au départ. Rapidement, la course s’est transformée en véritable bataille tactique dans un peloton extrêmement compact, avec plusieurs changements de leader et de nombreux accrochages.

Parmi les incidents notables, Nyck De Vries a abandonné dès le 4e tour après un contact avec Nick Cassidy, tandis que ce dernier a vu sa course ruinée quelques tours plus tard après un nouvel accrochage avec Sébastien Buemi nécessitant un passage par les stands.

À la mi-course, Jean-Éric Vergne semblait en mesure de jouer la victoire après une remontée impressionnante grâce à une utilisation parfaitement maîtrisée de son mode Attack, lui permettant même de prendre les commandes au 19e tour. Norman Nato a également brièvement mené l’épreuve et cru pouvoir jouer un très gros coup après avoir creusé un écart de trois secondes en tête.

Mais la fin de course a logiquement tourné à l’avantage des pilotes ayant le mieux préservé leurs ressources, et en particulier de Mitch Evans, qui a exploité son avantage pneumatique pour fondre sur les leaders dans les derniers tours. Le pilote Jaguar s’est emparé de la tête au 27e passage avant de résister au retour d’Oliver Rowland pour décrocher une victoire magistrale.

Derrière, Pascal Wehrlein complète le podium et réalise la bonne opération comptable en reprenant la tête du championnat. Sébastien Buemi termine quatrième après une solide remontée, devant Norman Nato, auteur de son meilleur résultat de la saison.

Côté français, Jean-Éric Vergne doit finalement se contenter de la huitième place après avoir longtemps joué les premiers rôles.

Oliver Rowland est placé sous enquête après la course pour un possible dépassement sous drapeau jaune, mais il est finalement confirmé à la deuxième place.


Quel impact sur le championnat ?

Grâce à sa troisième place à Berlin, Pascal Wehrlein reprend la tête du championnat 2025/2026 de Formule E avec 101 points, devant Mitch Evans (98) et Edoardo Mortara (93).

Le pilote Porsche profite notamment de la victoire d’Evans et du recul de Mortara pour récupérer les commandes d’un championnat plus serré que jamais à ce stade de la saison.


Le film de la course

Départ – Aucun incident notable au départ, et Taylor Barnard conserve les commandes de la course.

Tour 4 – Contact entre Nick Cassidy et Nyck De Vries. Cassidy chute au 10e rang tandis que le pilote Mahindra est contraint à l’abandon.

Tour 8 – Nouvelle mésaventure pour Cassidy, impliqué cette fois dans un accrochage avec Sébastien Buemi. Le pilote Citroën doit passer par les stands pour remplacer un aileron avant endommagé.

Tour 11 – Les deux DS Penske se touchent, sans conséquence. Le peloton reste extrêmement groupé dans ce début de course particulièrement nerveux.

Tour 14 – Le leadership change quasiment à chaque virage. Buemi, Eriksson et Günther se relaient en tête pendant que Vergne recule au 17e rang avant d’activer son mode Attack.

Tour 16 – Oliver Rowland se plaint de changements de ligne de Joel Eriksson au freinage. Vergne remonte déjà à la quatrième place grâce à son mode Attack.

Tour 18 – Meilleur tour en course pour Jean-Éric Vergne, désormais troisième.

Tour 19 – Vergne prend les commandes de la course après une utilisation parfaitement maîtrisée de son mode Attack.

Tour 20 – Norman Nato s’empare à son tour de la tête devant Vergne. Doublé français provisoire en tête de l’épreuve.

Tour 21 – Nato creuse l’écart et compte environ trois secondes d’avance sur le peloton.

Tour 24 – Le Français tient toujours bon en tête avec 1,7 seconde d’avance sur António Félix Da Costa.

Tour 25 – Contact sans gravité entre Pascal Wehrlein et Maximilian Günther.

Tour 27 – Mitch Evans, dernier au premier tour, dépasse Norman Nato grâce à son mode Attack et prend les commandes virtuelles de la course.

Tour 30 – Nato rétrograde au sixième rang tandis que Vergne remonte en deuxième position.

Tour 32 – Pascal Wehrlein prend la tête, mais Mitch Evans se rapproche rapidement avec son mode Attack activé.

Tour 33 – Wehrlein cède face aux attaques d’Evans.

Tour 34 – Evans conserve les commandes sous la pression croissante d’Oliver Rowland.

Tour 35 – Drapeau jaune après un accrochage entre Nico Müller et António Félix Da Costa.

Tour 37 – Dans le dernier tour, Sébastien Buemi, remonté au quatrième rang, met la pression sur Wehrlein sans parvenir à porter une attaque.


Arrivée

Mitch Evans s’impose finalement devant Oliver Rowland et Pascal Wehrlein, qui reprend la tête du championnat grâce à ce podium.

Le pilote Jaguar a parfaitement exécuté sa stratégie en économisant ses pneus lors des qualifications avant de remonter progressivement depuis la dernière place en début de course. Une démonstration tactique de très haut niveau.

Quatrième, Sébastien Buemi signe son retour dans le top 5 pour Envision Racing. Il devance Norman Nato, auteur de son meilleur résultat de la saison après être parti en fond de grille.

Jake Dennis termine sixième devant Edoardo Mortara, qui cède ainsi les commandes du championnat à Wehrlein.

Jean-Éric Vergne complète le top 10 en huitième position, devant Felipe Drugovich et Joel Eriksson.


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