Ferrari F1 2025 : saison noire, que changera 2026 ?
Une année catastrophique pour la Scuderia Ferrari et qui pourrait bien laisser des traces. Entre une voiture ratée, des résultats en dents de scie, une lassitude des pilotes et des déclarations excessives de la direction, Ferrari vit l’une de ses plus mauvaises saisons depuis la création du championnat du monde.
Un démarrage plutôt prometteur
Le championnat avait pourtant plutôt bien démarré, avec notamment une victoire de Lewis Hamilton dans la course Sprint à Shanghaï. Une victoire qui en appelait d’autres et qui laissait entrevoir une belle saison du septuple champion du monde avec les rouges. Il n’en sera rien.
Les performances de la SF-25, honorables en début de saison, vont fléchir progressivement, pour terminer sur un comportement de la monoplace complètement erratique au Qatar.
Un effondrement progressif et inquiétant
Au Qatar, dimanche dernier, Ferrari a probablement livré une de ses pires prestations en termes de vitesse pure. Leclerc 10ᵉ des qualifications et Hamilton 18ᵉ.
Pire : quelque soit l’issue de la course à Abou Dhabi, Ferrari terminera 4ème du championnat du monde des constructeurs. Avec 230 points, Leclerc restera 5ème. Hamilton 6ème avec 152 points pourrait passer 7ème car Antonelli, sur une Mercedes en forme, le suit à 2 points derrière.
S’il est de bon ton de brandir Lewis Hamilton comme cause de tous les maux, comme cela a pu être sous-entendu par John Elkann et certains observateurs proches de Ferrari, la Ferrari cuvée 2025 est tout simplement ratée. Foncièrement ratée.
Ni Leclerc ni Hamilton ne parviennent à trouver le mode d’emploi et cette saison 2025 devrait se terminer vierge de toute victoire.
Qu’attendre de 2026 ?
2026 devra être l’année de la rédemption pour Ferrari. Certaines individualités jouent probablement leur place, à l’image de Lewis Hamilton, qui ne s’enlisera pas une année de plus dans un éventuel bourbier.
Frédéric Vasseur, de plus en plus décrié également, sera dans l’œil du viseur et risque fort de sauter en cas de nouvelle déconvenue. Il s’ajouterait à la très longue liste des directeurs de Ferrari F1.
Il y a cependant des raisons d’y croire sans verser dans l’utopie.
La nouvelle réglementation technique pourrait redistribuer les cartes, puisque chaque équipe repartira pour ainsi dire d’une feuille blanche sur le plan mécanique et aérodynamique, mais ce n’est pas acquis.
Vasseur devra donc fournir des résultats et contenter les tifosi, de plus en plus agacés par la débandade rouge.
Les pilotes face au défi des nouvelles règles
Lewis Hamilton devra, lui aussi, corriger le tir, et la quasi-disparition de l’effet de sol, auquel il ne s’est vraisemblablement jamais vraiment adapté, aura peut-être l’effet attendu : le retour du hammer time du septuple champion du monde. Pas impossible du tout, mais seul l’avenir le dira.
Charles Leclerc, apparu plusieurs fois agacé et désabusé, devrait répondre présent si la monoplace parvient à relever le défi des nouvelles règles techniques. Le Monégasque a toujours faim, mais finira par se lasser définitivement si les choses ne bougent pas.
Terminer le calvaire et viser la reconstruction
En attendant, il reste à terminer ce chemin de croix à Abou Dhabi, à trouver la motivation pour éviter une énième humiliation et conclure avec les deux voitures dans les points. Au vu du championnat tel qu’il s’est déroulé, rien de plus ne sera demandé à la Scuderia Ferrari.
Le cheval cabré devra à nouveau galoper vers la victoire en 2026.
C’est une obligation stricte et sans appel.
