Analyses

2026 : enfin une année Ferrari ?


Les récents essais de Bahreïn viennent de se terminer sur une excellente note pour Ferrari. Charles Leclerc conclut en effet cette dernière semaine en trombe avec le meilleur chrono absolu sur le circuit de Sakhir. L’optimisme est d’autant plus de mise que la SF26 a surclassé toutes ses rivales lors de chaque simulation de départ mise en place par la FIA. Une monoplace rapide qui s’élance comme un boulet de canon ? Des pilotes enfin à l’aise au volant ? La saison 2026 sera t-elle celle de la rédemption pour Ferrari ?


Huit dixièmes

Huit dixièmes. C’est l’écart creusé par Charles Leclerc lors de la troisième et dernière journée d’essais 2026 à Bahreïn. Huit dixièmes et plus d’une seconde sur Max Verstappen. C’est même le meilleur chrono absolu de l’ensemble des séances sur le circuit de Sakhir.

Lewis Hamilton avait lui aussi signé le meilleur temps à Barcelone quelques semaines auparavant. C’est donc un carton plein en termes de résultats purs.

Et si l’on regarde de plus près, en mettant de côté la lecture de la feuille des temps, on s’aperçoit que le rythme affiché par Charles Leclerc et Lewis Hamilton sur les longs relais était également très bon. La nouvelle Ferrari semble à la fois rapide et régulière sur des séries de tours.

Les images de la caméra embarquée sont aussi assez rassurantes et montrent une monoplace saine, bien plus que ne l’était la SF-25. Charles et Lewis ne passaient pas leur temps à « tricoter » au volant. La Ferrari était comme sur des rails.


La Ferrari SF-26 : une fusée au départ ?

Et comme si le ciel n’était pas déjà si bleu, les simulations de départ effectuées durant la dernière session d’essais ont rendu un verdict magistral : la Ferrari SF-26 s’élance comme un boulet de canon et laisse derrière elle l’ensemble du peloton. Qu’elle s’élance en 1ère, 2ème ou 5ème position, elle arrive en tête avant même le point de corde du premier virage.

Alors oui, ce ne sont que des essais, et il ne faudrait pas oublier que la Ferrari 2025 marchait bien aussi lors des essais d’intersaison, mais la donne n’est aujourd’hui plus la même avec l’introduction de la nouvelle réglementation technique.


A lire aussi :


Des pilotes conquis ?

Les commentaires des pilotes sont aussi de nature à donner l’impression que la saison 2026 pourrait bel et bien être celle du retour sur la première marche du podium pour les troupes de Maranello.

Lewis Hamilton, habitué aux propos désabusés l’année dernière, parle aujourd’hui de son ADN dans la nouvelle Ferrari :

L’an dernier, j’étais bloqué avec une voiture que j’avais en quelque sorte héritée. Là, c’est une voiture au développement de laquelle j’ai pu participer sur le simulateur depuis huit à dix mois. Du coup, une partie de mon ADN est dedans, et je me sens forcément plus connecté à celle-ci

La Scuderia s’est par ailleurs permis d’introduire un aileron arrière particulièrement novateur lors de la deuxième journée d’essais. Une solution qui a beaucoup fait parler mais dont on ne sait pas si elle sera utilisée à Melbourne. Peu importe : les observateurs et la concurrence ont froncé les sourcils.


Les troupes de Frédéric Vasseur vont-elles nous faire oublier la catastrophique saison 2025 ? Nous dirigeons nous vers un retour en force des rouges dès la manche d’ouverture à Melbourne ? Réponse à ces questions le 8 mars.


Laisser un commentaire