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Quelle hiérarchie attendre au Grand Prix du Canada 2026 ?


Kimi Antonelli est l’homme fort de ce début de championnat de F1 2026. Alors que les écuries rivales de Mercedes, particulièrement McLaren, ont comblé une grande partie de leur retard, le jeune Italien parvient à prendre l’ascendant sur son très coté équipier George Russell, en difficulté depuis le GP du Japon en mars dernier. Les cartes peuvent-elles être rebattues sur le circuit Gilles-Villeneuve pour le Grand Prix du Canada de F1 2026 ?

Avant ce Grand Prix du Canada 2026, Mercedes conserve la tête du championnat du monde constructeurs tandis que Kimi Antonelli s’impose progressivement comme l’un des favoris pour le titre pilotes face à Lando Norris, Oscar Piastri et Max Verstappen.


Un début de saison aux couleurs italiennes et allemandes

Au soir du Grand Prix d’Australie, première manche de la saison, c’était une correction monumentale que Mercedes avait infligée à ses rivales. Un doublé des Flèches d’Argent qui ne laissait que des miettes aux deux Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton. Des Ferrari qui semblaient pouvoir donner un semblant de réplique à Shanghai mais qui fléchissaient lors du Grand Prix du Japon, et plus encore à Miami.

Pendant ce temps-là, McLaren, hors du coup en Australie et victime d’innombrables problèmes techniques en Chine, s’était refait une santé et luttait pour la victoire au Japon et à Miami, bien que devant s’incliner une nouvelle fois face à un Kimi Antonelli opportuniste mais très convaincant.

Quant à Red Bull, à la peine lors des trois premières courses, c’était un inattendu bond en avant à Miami avec un Max Verstappen revenu du diable vauvert qui s’invitait en première ligne.


Quels favoris pour le GP du Canada 2026 à Montréal ?

À quelques jours du Grand Prix du Canada, à quelle hiérarchie peut-on s’attendre à Montréal ?

Le circuit Gilles-Villeneuve a un profil atypique, avec ses longues lignes droites entrecoupées de très gros freinages, et il pourrait nous réserver quelques surprises. Il est rare qu’un Grand Prix du Canada ne soit pas le théâtre d’une course animée avec, souvent, plusieurs interventions de la voiture de sécurité et un mur des Champions qui a une fâcheuse tendance à laisser l’un ou l’autre pilote sur le carreau. Jacques Villeneuve lui-même peut en témoigner.

Alors, il est possible que la hiérarchie qui s’affichera au Canada soit singulière et peu représentative du reste de la saison. Sur le papier, cependant, Mercedes, qui jouit d’une excellente vitesse de pointe et d’un moteur très performant, devrait être à son aise. L’occasion pour George Russell de reprendre l’ascendant sur son insolent équipier ?

La dynamique est en faveur de Kimi Antonelli mais Russell, très à la peine sur les deux dernières courses, aura peut-être trouvé la solution à ses problèmes sur un circuit qui lui a plutôt bien réussi jusque-là avec, notamment, une brillante victoire l’année passée.

Ferrari, en revanche, n’est pas sur une dynamique très favorable. Entre des performances en léger retrait au Japon et à Miami et une erreur de Leclerc sur le circuit américain, difficile de les imaginer endosser ce week-end le rôle de favoris. À moins d’avoir trouvé un « truc », la Scuderia ne part pas à Montréal avec des ambitions démesurées, mais les surprises ne manquent pas en Formule 1. Qui sait…

Lando Norris, en revanche, se verrait bien victorieux sur le circuit canadien. Une victoire du champion du monde en titre serait un pied de nez à l’édition 2025 durant laquelle il avait abandonné après avoir honteusement percuté son équipier dans la ligne droite des stands. Son équipier, Oscar Piastri, à l’esprit revanchard, voudra retrouver une brillance un peu ternie à Miami et devancer au moins Norris.

Et Red Bull, dans tout ça ? Avec eux, on ne sait pas trop sur quel pied danser, car les performances affichées aux États-Unis ont de quoi questionner. Et si Verstappen nous refaisait le coup de l’an dernier, avec une remontada sortie de nulle part ?

Isack Hadjar en profitera peut-être, lui qui a su devancer son chef de file en qualifications à Suzuka et qui va vouloir faire oublier sa mésaventure de Miami. Il pourrait, qui sait, surgir dans le haut du classement.

Quant aux autres, il est peu probable de les voir lutter pour la victoire, à moins d’une course à rebondissements, jamais impossible sur l’île Notre-Dame, mais peu vraisemblable.

On se donne donc rendez-vous dimanche pour l’édition 2026 du GP du Canada !


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