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Lewis Hamilton chez Ferrari : pourquoi les questions reviennent doucement dans le paddock


Après un début de saison plutôt encourageant chez Ferrari, Lewis Hamilton voit progressivement les interrogations refaire surface autour de lui dans le paddock de la Formule 1. Rien d’alarmant à ce stade. Rien de comparable non plus à certaines périodes beaucoup plus compliquées vécues l’an dernier chez Mercedes. Mais depuis plusieurs courses, Charles Leclerc semble avoir repris l’ascendant au sein de la Scuderia.

Et forcément, dans un environnement aussi exposé que Ferrari, les comparaisons internes reviennent toujours très vite.


Un début de saison pourtant bien plus encourageant pour Hamilton

Tout n’est évidemment pas à jeter dans le début de saison de Lewis Hamilton chez Scuderia Ferrari. Bien au contraire même.

À Melbourne, le Britannique avait montré des choses intéressantes dès son premier week-end avec la Scuderia. Plus rapide que Charles Leclerc dans la deuxième partie de course, Hamilton avait notamment impressionné par son rythme en fin d’épreuve avec plusieurs dépassements convaincants.

La Chine avait ensuite confirmé cette tendance plutôt positive. Sur un circuit qui lui correspond historiquement bien, Hamilton avait globalement pris le dessus sur son équipier durant le week-end, affichant un visage beaucoup plus agressif et plus à l’aise que lors de sa dernière saison chez Mercedes.

Et c’est probablement l’élément le plus important aujourd’hui : Lewis Hamilton paraît beaucoup plus frais et impliqué qu’en 2025.

L’énergie n’a rien à voir. Les attitudes en piste non plus.


Depuis Suzuka, Charles Leclerc semble avoir repris la main

Le problème pour Hamilton, c’est que la dynamique paraît malgré tout s’être inversée depuis le Japon.

À Suzuka, puis à Miami, Charles Leclerc est apparu globalement plus solide sur l’ensemble du week-end. En qualifications notamment, le Monégasque semble actuellement disposer d’un petit avantage naturel sur son nouvel équipier.

Les écarts restent relativement faibles. On est très loin des difficultés parfois visibles l’an dernier chez Mercedes. Mais visuellement, Leclerc paraît aujourd’hui plus mordant dans les moments importants.

Et chez Ferrari, ce genre de détail finit toujours par attirer l’attention.

À Miami par exemple, Hamilton est resté en retrait une bonne partie du week-end, même si le Britannique a expliqué après la course avoir roulé avec une voiture endommagée après un contact en piste. Malgré cela, son rythme restait parfois intéressant en relais longs, ce qui rend finalement sa situation assez difficile à lire précisément.


Hamilton pointe surtout des problèmes techniques chez Ferrari

Depuis plusieurs courses, Lewis Hamilton évoque régulièrement des difficultés plus profondes concernant le comportement de la Ferrari.

Après Suzuka notamment, le septuple champion du monde avait expliqué souffrir d’un déficit de puissance sur sa monoplace. Mais surtout, Hamilton a également laissé entendre que Ferrari se fiait encore énormément aux données du simulateur, avec une corrélation parfois imparfaite entre les simulations et le comportement réel de la voiture une fois arrivée sur le circuit.

Autrement dit, certaines solutions testées virtuellement ne produiraient pas les effets attendus en piste.

Car lorsqu’un pilote commence à perdre confiance dans la corrélation technique entre les outils de simulation et la réalité du week-end, cela peut rapidement compliquer le travail de réglages et l’exploitation globale de la voiture.

Pour l’instant toutefois, chez Ferrari, on aucune inquiétude. A priori tout du moins.


Le vrai défi d’Hamilton : battre Leclerc sur une saison complète

Le fond du problème est probablement là. Lewis Hamilton semble aujourd’hui dans une bien meilleure situation qu’il y a un an. Son niveau global paraît plus solide, son implication aussi, et certaines courses montrent qu’il reste capable d’afficher un très gros rythme.

Mais pour viser un dernier titre mondial avec Ferrari, Hamilton devra forcément réussir à prendre l’ascendant sur Charles Leclerc sur la durée totale du championnat.

Leclerc paraît toujours extrêmement à l’aise avec cette Ferrari, notamment sur un tour. En course, cela semble plus serré mais ses ennuis techniques à Suzuka et sa voiture endommagée à Miami rendent la lecture de son rythme de course compliquée.

Cela ne signifie évidemment pas que Ferrari commence déjà à douter d’Hamilton. Après seulement quelques Grands Prix. Mais dans le paddock, certaines questions commencent doucement à revenir.


Le Canada pourrait déjà devenir un week-end important

Le prochain Grand Prix du Canada pourrait d’ailleurs représenter un moment intéressant pour Lewis Hamilton.

Historiquement très performant à Montréal, le Britannique arrive sur un circuit qui correspond davantage à son style de pilotage et où il a souvent réussi à faire la différence par le passé.

Dans le contexte actuel, un week-end solide face à Charles Leclerc permettrait probablement de calmer assez rapidement les premières interrogations apparues ces dernières semaines autour de Ferrari.

Car pour l’instant, il ne s’agit pas encore d’inquiétude mais plutôt d’un léger doute qui recommence doucement à apparaître dans le paddock autour de la capacité d’Hamilton à reprendre l’ascendant sur son équipier chez Ferrari.


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