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Lewis Hamilton renaît chez Ferrari : Montréal a réveillé quelque chose


Pendant des mois, Lewis Hamilton donnait parfois l’impression d’être un pilote en transition. Rapide par séquences, capable de coups d’éclat, mais encore loin du Hamilton ultra dominateur que Mercedes avait façonné pendant plus d’une décennie. À Montréal, quelque chose a changé...

Pas simplement parce qu’il a terminé deuxième du Grand Prix du Canada derrière Kimi Antonelli. Pas seulement parce qu’il a tenu tête à Max Verstappen roue contre roue pendant une bonne partie de la course. Non. Ce qui a frappé ce week-end, c’est surtout l’attitude d’Hamilton. Son énergie. Son implication. Cette façon de se battre dans chaque virage comme s’il rejouait enfin quelque chose qui lui manquait depuis longtemps.

Voilà qui pourra rappeler le Lewis Hamilton des grandes années Mercedes.


Hamilton semble enfin avoir trouvé sa Ferrari

Depuis son arrivée chez Ferrari, Hamilton répétait régulièrement que quelque chose ne collait pas totalement. Le Britannique expliquait notamment que le simulateur donnait des sensations très différentes de celles qu’il retrouvait ensuite sur les circuits. Un détail ? Pas vraiment.

Car à ce niveau-là, le moindre doute détruit immédiatement la confiance d’un pilote.

Et justement, Montréal pourrait marquer un tournant majeur. De son aveu même, Hamilton a largement réduit son travail au simulateur ces dernières semaines afin de revenir vers des sensations plus naturelles, plus instinctives, plus proches de son pilotage réel. Le Britannique reprochait la mauvaise corrélation entre données récoltées en simulateur et résultats sur la piste. Et vu ce qu’on a vu au Canada, difficile de ne pas penser que cela a porté ses fruits.

Hamilton était vivant dans cette voiture. Il attaquait. Il défendait. Il gérait ses pneus. Il allait chercher Verstappen sans calculer. On l’a même vu extrêmement agressif dans certains freinages, chose qu’on ne retrouvait quasiment plus l’an dernier.

Son équipier, Charles Leclerc, qui le dominait sans partage en 2025, a subit la loi du septuple champion du monde après un week-end difficile. Hamilton l’a étouffé sur le circuit Gille Villeneuve.

Le Monégasque n’en est pas moins une pointure et donnera du fil à retordre à Lewis sur les prochaines courses, mais un palier semble avoir été franchi. Quel contraste avec l’an dernier !


Hamilton a aussi retrouvé le goût du combat face à Verstappen

Et il y a surtout eu cette bataille avec Max Verstappen.

Parce qu’au-delà du résultat brut, c’est probablement là qu’on a le plus retrouvé le vrai Lewis Hamilton. Pendant plusieurs tours, le Britannique s’est battu roue contre roue avec le pilote Red Bull sans jamais reculer. On l’a vu attaquer au freinage, défendre agressivement et surtout continuer à pousser tour après tour sans gérer excessivement ses pneus.

Ce n’était pas un Hamilton prudent venu simplement sécuriser un podium. C’était un Hamilton au combat qui ne s’est pas contenté de la troisième place.

Le moment le plus fort reste probablement son dépassement sur Verstappen à l’extérieur au premier virage dans les derniers tours. Une attaque extrêmement tardive, presque rageuse, qui rappelait clairement certaines de leurs confrontations des années Mercedes-Red Bull. Et surtout, Hamilton semblait prendre du plaisir dans cette bagarre.

“Être aux avant-postes et avoir livré une belle bataille avec Max, c’est vraiment formidable.”

Cette phrase résume peut-être tout. À Montréal, Hamilton n’avait plus l’air d’un pilote qui cherchait encore ses marques chez Ferrari. Il ressemblait enfin à un pilote capable de regarder Verstappen dans les yeux de nouveau.


Ferrari commence enfin à ressembler à une équipe construite autour d’Hamilton

Et il y a autre chose qui saute aux yeux depuis quelques courses : Hamilton semble profondément en confiance dans cet environnement.

Le Britannique l’a lui-même reconnu après l’arrivée :

“Ces gens m’ont accueilli les bras ouverts.”

Puis surtout :

“Je suis beaucoup plus à l’aise et heureux dans la voiture. J’ai retrouvé mes sensations d’antan.”

Cette phrase est loin d’être anodine.

Hamilton a toujours fonctionné à l’affect. Quand il se sent soutenu, écouté, aimé au sein d’une équipe, il devient un pilote presque impossible à arrêter. C’était déjà le cas chez Mercedes pendant ses années de domination absolue. Et depuis quelques semaines, Ferrari donne enfin cette impression : celle d’une équipe totalement alignée derrière lui.

On sent une connexion de plus en plus naturelle avec ses ingénieurs. Les réglages semblent enfin correspondre à ce qu’il recherche. Et surtout, Hamilton paraît libéré mentalement.

“Être aux avant-postes et avoir livré une belle bataille avec Max, c’est vraiment formidable.”

“J’ai retrouvé mes sensations d’antan.”

À Montréal, il ne parlait plus comme un pilote en reconstruction. Il parlait comme un pilote qui recommence à croire très fort en lui. Le Lewis abattu et blasé de l’année dernière a disparu. Littéralement. Il est en tout cas loin. Très loin !

Alors évidemment, il faudra attendre confirmation sur plusieurs circuits avant de tirer des conclusions définitives. Mercedes restait extrêmement rapide au Canada et Ferrari devra encore progresser pour viser régulièrement la victoire.

Pour la première fois depuis très longtemps, une petite idée recommence à traverser l’esprit de beaucoup de monde dans le paddock.

Et si Lewis Hamilton n’avait finalement pas dit son dernier mot dans la course au titre mondial ? Ses détracteurs doivent se sentir aujourd’hui bien démunis. Ils étaient nombreux, en 2025, à dire de lui qu’il était fini, trop vieux. Bon pour la casse.

Finalement, non.

Parce que lorsqu’il retrouve cette confiance, cette rage et cette sensation d’être porté par toute une équipe, Hamilton peut encore devenir terriblement dangereux. Même à 41 ans.


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