Isack Hadjar impressionne déjà chez Red Bull malgré un GP du Canada contrasté
Au Canada, Isack Hadjar a terminé cinquième après une course compliquée par plusieurs pénalités et deux passages supplémentaires par les stands. Vu uniquement sous cet angle, le résultat paraît solide sans être exceptionnel. Mais en regardant de plus près ce qu’a montré le Français à Montréal, difficile de ne pas commencer à voir émerger quelque chose de très sérieux chez Red Bull.
Isack Hadjar est déjà en train de réussir là où énormément de pilotes se sont loupés avant lui.
Hadjar tient déjà le rythme de Verstappen sur certains week-ends
Depuis l’arrivée de Max Verstappen chez Red Bull en 2016, très peu d’équipiers ont réellement réussi à rester proches du Néerlandais en vitesse pure.
Pierre Gasly a explosé sous la pression. Alex Albon aussi. Sergio Pérez a parfois résisté un peu sur certains circuits, mais sans jamais vraiment pouvoir soutenir la comparaison sur une saison entière. Quant à Yuki Tsunoda et Liam Lawson, ils ont eux aussi énormément souffert face au niveau de Verstappen.
Le seul véritable équipier capable de rivaliser régulièrement avec lui reste probablement Daniel Ricciardo. Mais à l’époque, Verstappen n’était encore qu’au début de sa progression chez Red Bull tandis que l’Australien était déjà dans le giron de la marque autrichienne depuis plusieurs années.
Aujourd’hui, le contexte est totalement différent. Verstappen est au sommet de son art. Il connaît l’équipe par cœur. Il pilote cette structure depuis près de dix ans. Et malgré cela, Hadjar est déjà capable de rester très proche de lui sur certains week-ends, et même de le battre ça et là, comme au Japon, en qualifications.
On l’a encore vu au Canada/ En Q2, le Français a signé le meilleur temps. Puis en Q3, il a terminé à seulement quelques centièmes de Verstappen. Ce n’est pas anodin. Surtout pour un pilote qui découvre encore une partie du fonctionnement interne de Red Bull et qui manque forcément encore de repères face à un équipier installé depuis aussi longtemps.
Une course imparfaite… mais extrêmement intéressante
Évidemment, tout n’a pas été parfait à Montréal. Hadjar a parfois flirté avec la limite, notamment dans son duel face à Charles Leclerc. Certaines défenses étaient clairement trop agressives et le Français l’a lui-même reconnu après la course. Mais ce qui ressort aussi chez lui, c’est cette capacité à assumer immédiatement ses erreurs sans chercher à se cacher derrière des excuses.
Et surtout, malgré ses pénalités, son rythme restait très solide. Avant ses passages supplémentaires par les stands, Hadjar ne donnait pas du tout l’impression d’être complètement largué par Verstappen. Il restait dans un rythme relativement proche du groupe de tête en embuscade derrière la Ferrari de Charles Leclerc.
Depuis des années, tous ses équipiers finissent par décrocher psychologiquement ou techniquement face à son niveau d’exigence. Et aujourd’hui, après seulement quelques Grands Prix, Hadjar est loin de donner cette impression.
Red Bull tient peut-être un pilote exceptionnel
Hadjar reste encore brut par moments. Il s’énerve vite, pousse parfois certaines situations un peu trop loin et manque encore d’expérience dans la gestion de certaines courses. Montréal l’a parfaitement illustré.
Pour un pilote aussi jeune, dans une équipe aussi difficile et face à un équipier aussi écrasant, c’est extrêmement rare. Et si Hadjar parvient progressivement à canaliser son agressivité et à mieux gérer certaines situations sous pression, Red Bull pourrait bien avoir trouvé beaucoup plus qu’un simple numéro deux.
Car même si cela ne saute pas encore totalement aux yeux dans les résultats bruts, le Français est déjà en train de réaliser un travail très impressionnant chez Red Bull.
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